L’association et le collège Claude Guyot à l’Assemblée nationale

Comme chaque année, à l’initiative de l’association Claude Guyot et du député Didier Paris, les élèves du collège Claude Guyot d’Arnay-le-Duc ont visité l’Assemblée nationale. Les élèves des classes de 3ème et de 4ème ont pu vivre leur programme scolaire de manière concrète. Ainsi, ils ont pu se frotter à l’un de organes majeur de la vie politique et démocratique du pays.

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Ils ont pu se familiariser avec un lieu chargé d’histoire où s’élabore, se discute et se vote la loi en France.
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En immersion à l’Assemblée nationale, les collégiens ont mesuré ce qu’est ce haut lieu de la République où siègent les élus du peuple. Les élèves ont visité la salle des quatre colonnes, la salle des pas perdus, celle des Mariannes, la prestigieuse bibliothèque où se trouvent des pièces exceptionnelles dont le procès original de Jeanne d’Arc, avant de s’installer dans l’hémicycle en raison de l’absence de séance parlementaire.

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Le marché de l’art sous l’Occupation, 1940-1944 – Emmanuelle Polack

Sous l’Occupation allemande, le marché de l’art a été florissant. Les marchandises affluent, certaines issues des spoliations des familles juives. Une semaine après l’entrée des troupes allemandes dans Paris commence la saisie des œuvres d’art leur appartenant.

Le gouvernement de Vichy oblige les galeristes juifs à céder leurs tableaux aux administrateurs provisoires, tandis que les autorités occupantes en confisquent une partie. Dès lors, l’hôtel des ventes de Drouot, qui a interdit « de manière absolue » son entrée aux Juifs, ne désemplit pas. Les ventes des objets d’art atteignent des prix records.

Après une longue enquête en Europe et aux États-Unis, et grâce à des archives jusque-là inexploitées, Emmanuelle Polack dresse un tableau précis du marché de l’art sous l’Occupation. Sous sa plume se déploie une galerie impressionnante de protagonistes : marchands, commissaires-priseurs, antiquaires, experts, courtiers, acheteurs, conservateurs. Pour comprendre le rôle de chacun, on entre dans le lieu de leurs activités : appartements, galeries, salles de ventes aux enchères, palaces, banques. Une faune d’intermédiaires peu scrupuleux profite sans retenue de la confiscation des œuvres d’art.

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On découvre le destin tragique de galeristes juifs victimes de l’ « aryanisation » du monde de l’art. Après la guerre, peu de sanctions seront prises. Aujourd’hui, de nombreuses œuvres n’ont toujours pas été restituées à leurs propriétaires.

Emmanuelle Polack, docteure en histoire de l’art, est spécialiste de l’art sous l’Occupation et des recherches de provenance des œuvres volées lors de la Seconde Guerre mondiale. Elle a été entre 2013 et 2017 experte internationale au sein de la Task Force Schwabinger Kunstfund et chercheuse associée à l’Institut national d’histoire de l’art. Elle a été en 2017 lauréate du prix Berthe Weill pour la recherche.

Dans le cadre de ses recherches, Emmanuelle Polack a bénéficié du soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.
Préfacé par Laurence Bertrand Dorléac, cet ouvrage est publié aux éditions Tallandier.

Commander le livre auprès de la libraire du Mémorial de la Shoah