11 novembre 2022 – 104ème anniversaire de l’Armistice de 1918

Comme chaque année, sur les Champs-Elysées, en qualité de vice-président de l’Institut vendéen Clemenceau de Lattre et de Président de l’Association Claude Guyot, Hadrien Lacoste a eu l’honneur d’assister à la traditionnelle cérémonie entourant la commémoration du 11 Novembre, à l’occasion du 104e anniversaire de l’Armistice de 1918, marquant la fin de la Première Guerre mondiale, en présence du Président de la République.

“Il faut savoir ce que l’on veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire ; quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire.”

Georges Clemenceau

#11novembre2022 #Remember

La Rafle du Val d’Hiv… il y a 80 ans 

C’était à Paris les 16 et 17 juillet 1942. Pour cet anniversaire, la Fondation pour la Mémoire de la Soah de Drancy présente une exposition jusqu’au 22 décembre des derniers écrits des victimes car comme le dit si bien l’adage les écrits restent.

La rafle du Vélodrome d’Hiver, souvent appelée « rafle du Vél’d’Hiv » est la plus grande arrestation massive de Juifs réalisée en France pendant la Seconde Guerre mondiale. Entre les 16 et 17 juillet 1942, plus de treize mille personnes, dont près d’un tiers d’enfants, sont arrêtées avant d’être détenues au Vélodrome d’Hiverdans des conditions d’hygiène déplorables et presque sans eau ni nourriture pendant cinq jours, mais aussi dans d’autres camps. Ils sont ensuite envoyés par trains de la mort vers le camp d’extermination d’Auschwitz. Moins d’une centaine d’adultes en reviendront.

Visite à l’Assemblée Nationale

Le 14 avril dernier, les élèves du Collège Claude Guyot ont visité l’Assemblée Nationale. Un rendez-vous que l’Association Claude Guyot tient chaque année a organisé afin de transmettre les valeurs républicaines aux jeunes générations. La visite comptait également des membres de l’association Claude Guyot.

Nous tenons à remercier le député Didier Paris pour son accueil lors de cette visite qui est un beau voyage au coeur des institutions et de l’histoire de notre Pays.

In Memoria

Mimi Reinhardt est morte vendredi 9 avril à l’âge de 107 ans. D’origine autrichienne et juive elle-même, Mimi Reinhardt vivait à Cracovie, en Pologne, Mimi était la secrétaire de l’industriel Oskar Schindler et de son comptable Itzhak Stern, à Cracovie. C’est elle qui a écrit de sa main la liste de Schindler qui a permis de sauver 1.100 à 1.200 juifs d’une mort certaine.

Installée à New-York après la guerre, elle retourna en Israël à l’âge de 92 ans pour y retrouver son fils. Elle fut invitée lors de la première de la sortie du film La Liste de Schindler de Steven Spielberg mais mis des années à pouvoir regarder le film en entier. «J’ai été invitée à la première du film à New York. Mais j’ai dû sortir avant la projection, c’était trop dur pour moi», avait-elle déclaré.

70ème Anniversaire de la mort du Maréchal de Lattre de Tassigny 

Ce matin, à Mouilleron-en-Pareds, émouvante cérémonie à la mémoire du Maréchal Jean de Lattre de Tassigny à l’occasion du 70ème anniversaire de sa mort, au cours de laquelle notre président Hadrien Lacoste a procédé au dépôt d’une gerbe sur sa tombe au nom de notre association.

Jean de Lattre de Tassigny, né le 2 février 1889 à Mouilleron-en-Pareds (Vendée) et mort le 11 janvier 1952 à Neuilly-sur-Seine (Seine).

Jeune officier lors de la Première Guerre mondiale, il se bat sur différents fronts, dont Verdun. Il est blessé cinq fois et termine la guerre avec huit citations, la Légion d’honneur et la Military Cross.

Dans l’entre-deux-guerres, il participe à la guerre du Rif au Maroc, où il est de nouveau blessé. Il effectue ensuite une carrière d’officier d’état-major et de commandant de régiment.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, en mai-juin 1940, plus jeune général de France, commandant la 14e division d’infanterie lors de la bataille de France, il tient tête à la Wehrmacht à la bataille de Rethel, en Champagne et sur la Loire, continuant à se battre jusqu’à l’armistice du 22 juin 1940.

Sous le régime de Vichy, il reste dans l’Armée d’armistice, où il occupe des postes de commandement à l’échelon régional, puis comme commandant en chef des troupes en Tunisie.

Commandant de la 16e division militaire à Montpellier le 11 novembre 1942 lorsque la zone libre est envahie par les troupes allemandes à la suite du débarquement des Alliés en Afrique du Nord, il est arrêté et condamné à dix ans de prison pour avoir désobéi au gouvernement et, seul général en activité à le faire, ordonné à ses troupes de s’opposer aux Allemands. Il parvient à s’évader et rallie la France libre, fin 1943.

Après son ralliement à de Gaulle, il est l’un des grands chefs de l’Armée de Libération entre 1943 et 1945, s’illustrant à la tête de la 1re armée qui, après le débarquement de Provence du 15 août 1944, mène la campagne victorieuse, dite « Rhin et Danube », contre le Troisième Reich. Il est le seul général français de la Seconde Guerre mondiale à avoir commandé de grandes unités américaines.

Il est le représentant français à la signature de la capitulation allemande à Berlin, le 8 mai 1945, aux côtés d’EisenhowerJoukov et Montgomery.

Commandant en chef des forces françaises en Allemagne en 1945, il devient inspecteur général de l’Armée de terre et chef d’État-Major général de la Défense nationale en 1947. De 1948 à 1950 auprès du maréchal Montgomery, il est le premier commandant en chef des Forces terrestres de l’Europe occidentale.

Fin 1950, il est envoyé redresser la situation sur le front indochinois, et cumule alors les postes de gouverneur de l’Indochine et de commandant en chef du corps expéditionnaire français en Extrême-Orient. Il remporte en 1951 plusieurs victoires importantes contre le Việt Minh mais, atteint par la maladie, il doit quitter l’Indochine dès la fin de l’année pour se faire soigner en France.

Mort le 11 janvier 1952, il reçoit des funérailles nationales pendant lesquelles il est fait maréchal de France.