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Le colonel Fred Moore, Compagnon de la Libération, est décédé à 97 ans


Source : Ouest France

Le colonel Fred Moore, Compagnon de la Libération né à Brest et qui fut député de la Somme, est décédé à l’âge de 97 ans, a annoncé ce dimanche l’Élysée dans un communiqué dans lequel Emmanuel Macron « salue la mémoire d’un homme exceptionnel ».

La disparition de Fred Moore porte à dix le nombre de Compagnons de la Libération encore en vie, sur les 1 036 qui s’étaient engagés au côté de la France libre pendant l’Occupation allemande. Ce titre, créé par le général de Gaulle, a été décerné pendant et juste après la Seconde Guerre mondiale.

« Le président de la République a appris avec tristesse et émotion le décès du colonel Fred Moore, Compagnon de la Libération, Grand’croix de la Légion d’honneur, Chancelier d’honneur de l’Ordre de la Libération », a indiqué l’Élysée. Il « salue la mémoire d’un homme exceptionnel, qui a servi la France de toutes ses forces ».

Né le 8 avril 1920 à Brest, Fred Moore « avait été un des tout premiers à avoir répondu à l’Appel du général de Gaulle », a rappelé la présidence de la République. « Dès le 19 juin 1940 il quitte la France depuis Brest et atteint l’Angleterre le 1er juillet 1940, où il s’engage dans les Forces Françaises Libres ».

Fred Moore est décédé dans la nuit de samedi à dimanche à l’Institution nationale des Invalides, a précisé l’Ordre de la Libération dans un communiqué, saluant son « profond attachement à l’institution militaire à travers, notamment, son engagement dans la réserve qui lui a valu le grade le plus élevé de colonel honoraire ».

Expédition de Dakar, débarquement…

Il prend part à l’expédition de Dakar en septembre 1940 puis sert au Levant au sein d’une unité de Spahis Marocains. Il débarque en Normandie le 2 août 1944 avec la 2ème division blindée du général Leclerc.

Le 25 août 1944, lors de la libération de Paris, il prend une part active à la prise de l’École Militaire. Par la suite, il participe jusqu’en avril 1945 aux derniers combats, jusqu’en Allemagne.

Démobilisé en avril 1946, il crée une affaire d’optique à Amiens. Il est rappelé à l’activité en mai 1956 et sert en Algérie jusqu’en novembre 1956.

Chancelier de l’Ordre de la Libération

Élu député de la Somme à Amiens en 1958, il démissionne de toutes ses fonctions politiques en 1969 pour se consacrer à son métier d’opticien.

En mars 2004, Fred Moore est nommé membre du Conseil de l’Ordre de la Libération, puis par décret du 11 octobre 2011, chancelier de l’Ordre de la Libération.

« Le 18 juin, il était aux côtés du président de la République, au Mont-Valérien, pour la cérémonie commémorative de l’Appel du général de Gaulle », souligne l’Élysée.

Les «Compagnons» disparaissent, mais l’Ordre de la Libération veut leur survivre

Article AFP publié dans Libération le 5 septembre 2017. (Illustration : Le compagnon de la libération Hubert Germain le 28 août 2017 à Paris – Photo CHRISTOPHE ARCHAMBAULT. AFP).

 

«Je comprends que vous vous précipitiez pour avoir des nouvelles, parce qu’après il sera trop tard», sourit Hubert Germain : à 97 ans, il est l’un des 11 derniers Compagnons de la Libération. L’ordre mythique créé par de Gaulle veut préserver la mémoire de leur combat.

Installé dans son fauteuil roulant à la Chancellerie de l’Ordre de la Libération aux Invalides, à Paris, M. Germain montre sa Croix de la Libération, remise par le général de Gaulle en 1944. Ils sont 1.038 à en avoir été décorés jusqu’en 1946. Parmi eux: Winston Churchill, Jean Moulin et André Malraux.

Comme d’autres Compagnons et «parce que nous sommes un peu vicieux» dit-il, il l’accroche pendant les cérémonies «un étage au-dessus» de sa Légion d’honneur, pourtant premier ordre national.

«Pour nous, c’est numéro un», résume-t-il au sujet de l’Ordre de la Libération, cette «chevalerie exceptionnelle créée au moment le plus grave de l’Histoire de la France, fidèle à elle-même, solidaire dans le sacrifice et dans la lutte» selon les mots du général de Gaulle, qui l’a institué en 1940.

«C’est un ordre combattant», qui récompense «bien sûr les actions» mais aussi «ceux de la première heure», explique le général Christian Baptiste, son délégué national.

Le dernier Compagnon sera enterré au Mont Valérien (Suresnes) dans un caveau qui lui est réservé, aux côtés de 16 autres Compagnons.

Alors que deux Compagnons sont morts cette année, l’Ordre a déjà commencé à préparer une nouvelle phase de son histoire.

En 2012, les cinq communes décorées «Compagnons de la Libération» ont été chargées de conserver la mémoire de l’Ordre. Alors que le plus jeune des Compagnons approche les 96 ans, le général Baptiste est, lui, devenu en janvier le premier «patron de l’Ordre» à ne pas en être issu. Sa mission: assurer sa «transition» vers un «outil pédagogique au profit de la citoyenneté».

«L’exemple des Compagnons, c’est de dire que quelles que soient les vicissitudes de la vie, chacun a le choix entre une destin subi – l’Occupation -, et un destin choisi – la Résistance», dit-il, voyant un parallèle avec le «terrorisme qui cherche à faire éclater notre cohésion nationale».

Christian Baptiste veut aussi lancer des partenariats avec les écoles du pays pour que, partout, on puisse «s’approprier le Compagnon local, étudier son parcours, les moteurs de son engagement».

– «Je vais avoir besoin de vous» –

Hubert Germain, qui a notamment participé au Débarquement en Provence, se rappelle sa prise de conscience, à l’été 1940, alors qu’il s’apprêtait à passer le concours d’entrée à l’école navale de Bordeaux. «Au bout de cinq minutes je me suis dit +Mais qu’est-ce que tu fais là ?+». Il se lève et lance à l’examinateur surpris: «Je pars faire la guerre».

«Je comprends que vous vous précipitiez pour avoir des nouvelles, parce qu’après il sera trop tard», sourit Hubert Germain: à 97 ans, il est l’un des 11 derniers Compagnons de la Libération. L’ordre mythique créé par de Gaulle veut préserver la mémoire de leur combat.

Installé dans son fauteuil roulant à la Chancellerie de l’Ordre de la Libération aux Invalides, à Paris, M. Germain montre sa Croix de la Libération, remise par le général de Gaulle en 1944. Ils sont 1.038 à en avoir été décorés jusqu’en 1946. Parmi eux: Winston Churchill, Jean Moulin et André Malraux.

Comme d’autres Compagnons et «parce que nous sommes un peu vicieux» dit-il, il l’accroche pendant les cérémonies «un étage au-dessus» de sa Légion d’honneur, pourtant premier ordre national.

«Pour nous, c’est numéro un», résume-t-il au sujet de l’Ordre de la Libération, cette «chevalerie exceptionnelle créée au moment le plus grave de l’Histoire de la France, fidèle à elle-même, solidaire dans le sacrifice et dans la lutte» selon les mots du général de Gaulle, qui l’a institué en 1940.

«C’est un ordre combattant», qui récompense «bien sûr les actions» mais aussi «ceux de la première heure», explique le général Christian Baptiste, son délégué national.

Le dernier Compagnon sera enterré au Mont Valérien (Suresnes) dans un caveau qui lui est réservé, aux côtés de 16 autres Compagnons.

Alors que deux Compagnons sont morts cette année, l’Ordre a déjà commencé à préparer une nouvelle phase de son histoire.

En 2012, les cinq communes décorées «Compagnons de la Libération» ont été chargées de conserver la mémoire de l’Ordre. Alors que le plus jeune des Compagnons approche les 96 ans, le général Baptiste est, lui, devenu en janvier le premier «patron de l’Ordre» à ne pas en être issu. Sa mission: assurer sa «transition» vers un «outil pédagogique au profit de la citoyenneté».

«L’exemple des Compagnons, c’est de dire que quelles que soient les vicissitudes de la vie, chacun a le choix entre une destin subi – l’Occupation -, et un destin choisi – la Résistance», dit-il, voyant un parallèle avec le «terrorisme qui cherche à faire éclater notre cohésion nationale».

Christian Baptiste veut aussi lancer des partenariats avec les écoles du pays pour que, partout, on puisse «s’approprier le Compagnon local, étudier son parcours, les moteurs de son engagement».

– «Je vais avoir besoin de vous» –

Hubert Germain, qui a notamment participé au Débarquement en Provence, se rappelle sa prise de conscience, à l’été 1940, alors qu’il s’apprêtait à passer le concours d’entrée à l’école navale de Bordeaux. «Au bout de cinq minutes je me suis dit +Mais qu’est-ce que tu fais là ?+». Il se lève et lance à l’examinateur surpris: «Je pars faire la guerre».
Il prend la direction de l’Angleterre, mais ce n’est pas l’appel du 18 juin qui l’a décidé. «On ne va pas recommencer ce cinéma-là, personne ne l’a entendu l’appel!», balaie-t-il. «On a tous entendu ce laïus effrayant du maréchal Pétain disant qu’il fallait terminer la guerre et déposer les armes. Ca, ça a été un choc».

Le souvenir de sa première rencontre avec de Gaulle, cet été-là, est intact: «Il s’arrête un instant, il me regarde, et il me dit : +Je vais avoir besoin de vous+. Quand, à 18-19 ans, vous vous ramassez ça en pleine figure, dans le désastre général qui est là, il y a quelque chose qui vous émeut profondément».

Avec les autres Compagnons, il parle d’une solidarité «totale, illimitée». Pendant comme après la guerre, «pas question de politique», dit celui qui a été ministre des gouvernements Messmer entre 1972 et 1974: «Le sang du coco se mêlait au sang de l’aristo».

Aujourd’hui, il espère que l’Ordre prendra «des roulottes, des charrettes» pour aller «parler aux gens de l’histoire de leur pays». «Rien n’est mort».

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THÉÂTRE – Jean Moulin, Evangile : un plongeon passionnant dans l’Histoire et ses non-dits

Par Julie Cadilhac – Lagrandeparade.fr/ Que savons-nous de Jean Moulin, figure emblématique de la résistance, si ce ne sont quelques anecdotes que l’Histoire a voulu nous faire retenir ?

Dans « Jean Moulin, Evangile », Jean-Marie Besset retrace les trois années de résistance du préfet d’Eure-et-Loir, natif de Béziers, au moyen d’une écriture fine et riche de mots choisis et n’excluant pas l’humour. De son arrestation en juin 1940 suite à son refus d’accuser une troupe de tirailleurs sénégalais de l’Armée française d’avoir commis des atrocités envers des civils à La Taye, victimes en réalité de bombardements allemands, aux coups de poings qu’il reçoit et à son enfermement où il tente de se suicider en se tranchant la gorge avec un débris de verre ( et dont il gardera une cicatrice), de sa révocation par le régime de Vichy jusqu’à sa décision d’aller à Londres pour engager des pourparlers avec la France Libre et sa rencontre avec le Général de Gaulle le 25 octobre 1941; de sa nomination par ce dernier comme délégué civil et militaire pour la zone libre qui déclenche des jalousies à son unification des trois principaux mouvements de résistance; de sa couverture de marchand de tableaux à sa création du Conseil National de la Résistance…jusqu’à son arrestation le 21 juin 1943 par la Gestapo et sa mort dont les contours et les commanditaires restent douteux. On y croise Henri Frenay, qui gère les « résistants du midi » et deviendra chef du mouvement de Libération nationale, sa confidente israélite Antoinette Sachs, son fidèle Pascal Copeau, Pierre Brossolette avec lequel il entretient des relations complexes, sa soeur Laure ou encore Gorka, un jeune homme rencontré à Londres. Les figures du grand Charles de Gaulle et de l’effroyable Klaus Barbie s’invitent aussi et en quatre actes le spectateur découvre un héros, figure de proue du patriotisme français et dont la disparition s’auréole de flous historiques.

« Le sol national colle aux pieds du Général de Gaulle. »

Régis de Martin-Donos a conçu une mise en scène inventive, prenante et efficace. La scénographie est particulièrement pertinente et esthétique, reposant sur des ambiances feutrées, entre chien et loup et où l’inquiétude d’être pris enserre les coeurs et retient les souffles ; ballets ingénieux d’armoires qui se croisent, s’improvisent tantôt bureau du Général, tantôt lieux d’où l’on extirpe des documents secrets ou bien des souvenirs d’enfants, tantôt passages secrets….et l’on se laisse emporter dans le tourbillon de l’Histoire par le truchement de ces espaces sans cesse réinventés qui nous font voyager avec talent de la France à Londres, d’une chambre d’amants à une salle d’attente de médecin. Une esthétique choisissant volontairement de s’inscrire dans le réalisme avec des costumes d’époque, une représentation des allemands gueularde et agressive, des protagonistes investis et justes….avec un caractère cinématographique indéniable qui ajoute du romanesque à ce plongeon dans le passé de la seconde guerre mondiale. La distribution séduit également : Arnaud Denis incarne un Jean Moulin fort séduisant tant il réussit habilement à montrer tout à la fois les fragilités et la force de ce personnage; Stéphane Dausse est un excellent Charles de Gaulle, troublant de ressemblance physique et de présence charismatique ; Laurent Charpentier se métamorphose avec talent, de Gorka l’amant touchant au méfiant Henri Frenay; on retiendra de Michael Evans son rôle de Klaus Barbie, inquiétant à souhait ; Chloé Lambert est une Laure Moulin d’une retenue délicate ; Sophie Tellier, enfin, interprète avec une gracilité et une force louables le rôle d’Antoinette.

« Nous lèverons une armée dans les forêts de France. »

Alternance de scènes privées et de moments de la Grande Histoire, ce « Jean Moulin, Evangile » a choisi de rendre hommage au personnage historique en le hissant au statut de héros romantique.

Une pièce passionnante dans son propos (le dramaturge ayant fait un long travail de documentation et de recherches) et dans sa forme !

À découvrir avec intérêt et plaisir !

Jean Moulin, l’évangile
de Jean-Marie Besset
mise en scène : Régis De Martrin-Donos
Avec : Laurent Charpentier, Stéphane Dausse, Arnaud Denis, Michael Evans, Blandine Madec ,Chloé Lambert, Gonzague Van Bervesselès, Jean-Marie Besset, Sophie Tellier
David Belugou (Création costumes) , Alain Lagarde (Scénographie) , Pierre Peyronnet (Création lumières) , Emilie Tramier (Création son) , Patrice Vrain Perrault (Assistant(e) à la mise en scène).

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– Du jeu. 05/10/17 au dim. 22/10/17 à Paris – Théâtre 14 – Tel. +33 (0)1.45.45.49.77.

Assemblée Générale 2017

Nous invitons les membres et amis de l’Association Claude Guyot à participer à notre prochaine assemblée générale ordinaire qui se déroulera le

Dimanche 8 Octobre 2017
à 15 heures précises
au 3, rue de l’église à Arnay-le-Duc

Nous nous permettons d’insister sur l’importance qu’il y a d’assister, en personne, à cette réunion qui s’avère être indispensable au bon fonctionnement de notre association.

Nous vous rappelons qu’aux termes des statuts de notre compagnie, seuls les membres présents ou représentés, et à jour de leur cotisation le jour de la réunion, seront autorisés à prendre part au vote.

Un apéritif sera offert aux personnes présentes à l’issue de cette réunion.

Disparition d’André Gervais


Je tiens à exprimer ma tristesse et ma consternation en apprenant la disparition de mon ami André Gervais, adjoint au maire de Dijon, vice-président de Dijon Métropole, conseiller départemental et membre de l’Association Claude Guyot.

Originaire d’Arnay-le-Duc, André était un homme simple, compétent, passionné, qui s’est dévoué corps et âme dans ses différentes responsabilités au service de l’intérêt général.

Depuis 2001, sans jamais faillir, André Gervais a assumé des fonctions importantes, très importantes pour la Ville de Dijon et l’ensemble de la métropole. Il était celui qui connaissait le mieux possible le réseau de transports urbains, le mieux reconnu en France. Il avait une histoire, un parcours formidable.

Au moment de son départ, j’ai en mémoire ces quelques mots de Jean Cocteau : « Le vrai tombeau des morts, c’est le coeur des vivants. »

Pour tous ceux qui connaissaient André Gervais, l’appréciaient, travaillaient à ses côtés ou simplement le croisaient sur son vélo dans les rues de Dijon, un moment de recueillement et de partage se tiendra, en présence de la famille :

Jeudi 13 juillet 2017 à 17h
Place de la Fontaine d’Ouche à Dijon

Les personnes présentes pourront également déposer leurs témoignages de sympathie et marques d’affection sur les registres de condoléances qui seront ouverts lors de cette cérémonie et qui sont déjà présents à la mairie centrale – passage du Logis du Roy et à la mairie annexe de Fontaine d’Ouche.

Les obsèques se dérouleront samedi 15 juillet 2017 à 9h au crématorium de Dijon dans l’intimité familiale et des proches.

En mon nom personnel et au nom de l’Association Claude Guyot, j’adresse à ses proches ainsi qu’au Maire de Dijon, François Rebsamen, mes condoléances attristées.

Adieu André, tu vas nous manquer !

 

Hadrien Lacoste

Président  de l’Association Claude Guyot

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André Gervais était présent à nos côtés lors de l’inauguration de l’allée Claude Guyot à Dijon le 17 octobre 2015.

 

Souscription – Réédition de « L’Arrestation des Tantes du Roi à Arnay-le-Duc »

Comme cela a été exposé lors de notre assemblée générale du 15 octobre 2016, notre association se lance actuellement dans un fastidieux travail de réédition des ouvrages de Claude Guyot. Il a donc été décidé de rééditer l’ouvrage intitulé « L’Arrestation des Tantes du Roi à Arnay-le-Duc » dont la dernière et unique édition, aujourd’hui épuisée, date de 1925.

Dans cet ouvrage, Claude Guyot évoque un épisode révolutionnaire, en décrivant une étape du périple qui mena les princesses Adelaïde et Victoire, ­tantes du roi Louis XVI, descendantes d’Henri IV, que l’on appelait “Mesdames”, du château de Bellevue à Meudon, à Rome puis enfin à Trieste, en passant par Arnay-le-Duc où elles furent en état d’arrestation en 1791 à l’Hôtel de la Poste, puis transférées au presbytère. Après leur séjour à Arnay-le-Duc, elles reprirent la route pour Rome. “Mesdames” moururent à Trieste, et leurs dépouilles furent ramenées en France où elles furent inhumées dans la basilique royale de Saint-Denis le 8 novembre 1814.

Comme vous pouvez l’imaginer, l’aboutissement d’un tel projet éditorial ne pourra voir le jour que grâce à la générosité des amis et des bienfaiteurs de l’Association Claude Guyot, mais aussi des passionnés d’Histoire.

Nous nous permettons de vous proposer de participer au financement de la réédition de cet ouvrage par le biais du bulletin de souscription que vous trouverez en pied de page de cet article.

Nous vous informons qu’à partir d’un don de 40€, un exemplaire de l’ouvrage vous sera remis.

La liste des donateurs sera mentionnée dans l’ouvrage dans une Tabula gratulatoria.

• Telecharger le bulletin de souscription

CÉRÉMONIE DU 8 MAI 2017 À ARNAY-LE-DUC


L’Association Claude Guyot a organisé sa traditionnelle cérémonie suivie d’un dépôt de gerbe à l’occasion de la commémoration du 72ème anniversaire de la Victoire des alliés sur l’Allemagne nazie et de la fin de la seconde guerre mondiale.

Cette cérémonie s’est déroulée le lundi 8 Mai au Monument aux Morts d’Arnay-le-Duc sous la présidence de

Kheira BOUZIANE-LAROUSSI
Députée de Côte d’Or
Conseillère municipale de Quetigny

et en présence de

Pierre POILLOT
Conseiller départemental du canton d’Arnay-le-Duc
Maire de Vianges

Christine RENAUDIN-JACQUES
Conseillère départementale du canton de Talant/Sombernon
Conseillère municipale de Talant

Jacques PEROT
Conservateur general (h) du Patrimoine
Membre du Haut-Comité aux Commémorations nationales
Président de l’Institut vendéen Clemenceau – de Lattre

Etienne JOBARD
Conseiller municipal de Vitteaux
Conseiller communautaire à la Communauté de Communes des Terres d’Auxois

Au cours de la cérémonie d’hommage aux morts de la seconde guerre mondiale, le discours prononcé le 8 mai 1945 par Claude Guyot au Monument aux Morts d’Arnay-le-Duc a été lu par Audrey Roland, vice-présidente de l’association Claude Guyot, devant une assistance émue.

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Elie Wiesel, écrivain : « Il ne faut ni politiser ni banaliser la mémoire »

Faire mémoire des atrocités de l’Histoire est-il le meilleur remède contre la guerre ?

Elie Wiesel : En vérité, la mémoire peut être une bénédiction ou une malédiction. Tout dépend de ce qu’on en fait. Je pense que les souvenirs de guerre, qui nous hantent, s’ils sont bien vécus dans leur transmission, peuvent nous empêcher de commettre certaines erreurs, nous éviter de déclencher à nouveau la guerre. Un anniversaire a quelque chose d’artificiel : on choisit le souvenir d’une certaine date, de tel événement. On a surtout besoin de structurer le souvenir. Car le passé est dans le présent : il peut l’enrichir ou l’empoisonner. Le passé peut être envahissant. Il peut même produire le chaos. Comment dégager un sens, donner une direction pour que la mémoire ouvre des possibilités de rédemption ? C’est toujours l’être humain qui doit être là pour diriger cette entreprise mentale, intellectuelle, spirituelle et métaphysique.

Vous évoquez le pouvoir rédempteur de la mémoire. Mais, en pratique, il est périlleux pour une nation de l’exercer. Comment aviez-vous apprécié, par exemple, le singulier travail de « vérité et réconciliation » entrepris par l’Afrique du Sud dès la fin de l’apartheid quand tant d’autres pays ont préféré tourner la page de leurs heures les plus sombres ?

Mandela voulait que je participe à cette commission. On a eu une longue conversation au téléphone. Mais y prendre part n’était pas compatible avec mes engagements de professeur. Cela n’aurait pas été honnête vis-à-vis de mes étudiants. Sur le fond, c’est une démarche originale et dans l’ensemble une bonne chose, qui montre le pouvoir de la confession. Le bourreau qui se confesse ne va pas en prison. Qu’en pensent les victimes de tortures ? Depuis Kant, nous savons que ce qui est bon doit avoir une portée universelle. Imaginons la même chose en 1945, avec les grands collabos, les grands tortionnaires. Klaus Barbie serait venu devant une telle commission, confessant ses crimes. Est-ce qu’on aurait marché ? C’est difficile, en même temps, de comparer deux époques. Il ne faut pas comparer avec l’Holocauste.

Comment les élus politiques doivent-ils traiter la mémoire d’un peuple ? Des lois dites mémorielles sont votées pour reconnaître ou non tel génocide, apprécier une période de l’Histoire, comme la colonisation..

Il ne faut pas politiser la mémoire, quels que soient les bords. La mémoire doit être celle qui nous unit, pas celle qui nous sépare. La politisation de la mémoire est une forme de division. La politique sert à avoir deux camps qui s’opposent. La mémoire est au-dessus.

L’essentiel, surtout, est de ne pas banaliser la mémoire. C’est un risque si on commémore trop. Il faut toujours le faire avec pudeur, avec retenue, mué par un souci de vérité, qui ne doit pas être une vérité blessante. On peut se servir du souvenir d’une guerre à de mauvaises fins, insulter l’ancien ennemi, humilier celui qui était en face. Aussi, que le chancelier allemand participe aux commémorations du Débarquement en 2004 était valable. De Gaulle et Adenauer avaient montré l’exemple. J’ai en revanche rompu mon amitié avec Mitterrand à cause de Bousquet. C’est une blessure pour moi. Le président a ensuite insisté, jusqu’au bout, pour que je l’accompagne à Berlin, où il allait saluer le courage des soldats allemands pendant la guerre. Je n’aurais pas pu cautionner un tel discours. J’aurais quitté la salle.

Quel est le devoir de la mémoire, si dénuée de finalité politique ?

Combattre l’indifférence. Je ne reconnais aucun droit à l’indifférence. C’est un principe de base pour l’humanité. Je le répète depuis des années : l’opposé de l’amour n’est pas la haine, c’est l’indifférence. L’opposé de l’éducation n’est pas l’ignorance, mais l’indifférence. L’opposé de l’art n’est pas la laideur, mais l’indifférence. L’opposé de la justice n’est pas l’injustice, mais l’indifférence. L’opposé de la paix n’est pas la guerre, mais l’indifférence à la guerre. L’opposé à la vie n’est pas la mort, mais l’indifférence à la vie ou à la mort. Faire mémoire combat l’indifférence.

Cela suffit-il dans une mondialisation économique dominée par l’argent et pouvant s’abstraire de toute morale ?

Il y a des gens pour qui l’argent doit produire plus d’argent. Mais je constate aussi que l’argent n’est pas une fin en soi pour tous. Parmi les plus grands PDG de notre temps, vous trouvez Bill Gates ou Warren Buffett qui ont donné leur fortune, des dizaines et dizaines de milliards de dollars, à des œuvres de charité ! Ce n’est pas mal.

Ne redoutez-vous pas un problème de transmission de la mémoire auprès des jeunes générations ?

Nous vivons un siècle d’information, transmise partout dans le monde. Mais entre l’information et la connaissance, il y a un abîme. Ensuite entre la connaissance et la sensibilité, il y a un abîme. Enfin entre la sensibilité et l’engagement, il y a un abîme. Éducateur ou écrivain, notre rôle est de transformer l’information en connaissance, puis en sensibilité puis en engagement, par ces quatre étapes. Depuis quarante ans que j’enseigne, je n’ai jamais donné le même cours deux fois. Mais, à la base, j’enseigne à mes jeunes étudiants l’ouverture, la sensibilité. Celui qui écoute le témoin le devient à son tour.

Votre mémoire juive repose ainsi sur le témoignage de votre père…

La mort de mon père tombe chaque année au moment du Forum économique mondial. Je dois chercher à m’isoler pour penser à lui, comment il est mort. Je ferme les yeux et me demande : que veut-il que je fasse ? Je veux rester fidèle aux engagements de mon père. Si Joseph, dans le Talmud, a la force de résister à la femme nue qui veut le séduire, c’est parce que lui revient alors en mémoire la figure de son père.

 
Recueilli par Sébastien MAILLARD / LA CROIX

L’Association et le Collège Claude Guyot au Sénat

L’Association Claude Guyot était récemment au Sénat avec les élèves du collège Claude Guyot d’Arnay-le-Duc. Un grand merci à nos amis François Patriat, sénateur de la Côte d’Or, ancien Ministre, ancien président de la région Bourgogne et Hadrien Ghomi, son très performant assistant parlementaire !

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Un après-midi consacré à l’éducation citoyenne auprès de jeunes côte-doriens. Une belle initiative de l’Association Claude Guyot qui a permis aux collégiennes et aux collégiens d’engager un dialogue direct avec le personnel du Sénat et avec les élus, afin d’en savoir plus sur le fonctionnement de la démocratie française et sur les institutions de la République.

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Les élèves admirant le plafond à voussure de la salle des conférences.

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Dans la salle des conférences, devant le trône de Napoléon.

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Élèves, professeurs et membres de l’association, très attentifs aux propos de notre guide.

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Un échange direct et passionnant avec François Patriat, sénateur de la Côte d’Or, ancien Ministre et ancien président  de la région Bourgogne.


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En direction de l’hémicycle afin d’assister à la séance.

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Explications sur la cour du Sénat.

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La République nourricière

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Lieu emblématique du vote de la loi et de la démocratie, le Sénat est une institution où toutes les sensibilités politiques se retrouvent pour travailler. Ainsi, François Bayrou est venu échanger avec nous pendant quelques instants. La question majeure qui lui a été posée par tout le monde fut la suivante : serez-vous oui ou non candidat à l’élection présidentielle… ??? Nous sommes en mesure d’affirmer qu’à l’heure actuelle, nous ne sommes en possession d’aucun scoop !

Disparition de Denise Maublant-Guyot

Hadrien Lacoste
Président de l’Association Claude Guyot

Laurent Grandguillaume
Député de la Côte d’Or
Vice-président de l’Association Claude Guyot

Le Docteur Claudette Lacoste-Guyot
Vice-présidente de l’Association Claude Guyot

Audrey Roland
Vice-présidente de l’Association Claude Guyot

Les administrateurs et les membres de l’Association Claude Guyot

ont la profonde tristesse de vous faire part du décès de

Madame Jacques Maublant
née Denise Guyot
Vice-présidente honoraire de l’Association Claude Guyot

survenu à Clermont-Ferrand, le mardi 17 janvier 2017, à l’âge de 96 ans.

Et vous prient d’assister à la cérémonie religieuse qui sera célébrée le vendredi 20 janvier 2017 à 14 heures 30 en l’église Saint-Pierre-les-Minimes de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), suivie de l’inhumation au cimetière des Carmes.