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Mission Centenaire 14-18 🇫🇷

La Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale est un groupement d’intérêt public créé en 2012 par le Gouvernement dans la perspective de préparer et de mettre en œuvre le programme commémoratif du centenaire de la Première Guerre mondiale.

La Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale a trois objectifs principaux :

• Organiser, de 2014 à 2018, les temps forts du programme commémoratif du centenaire de la Première Guerre mondiale décidés par le Gouvernement ;

• Coordonner et accompagner l’ensemble des initiatives publiques et privées mises en œuvre en France ou par la France à l’étranger dans le cadre du Centenaire, en proposant notamment un « label Centenaire » et un programme officiel des principales manifestations organisées autour du Centenaire. La Mission du Centenaire s’appuie, dans cette perspective, sur les Comités départementaux du Centenaire (CDC) mis en place dans chaque département afin de coordonner, sous l’autorité des préfets, l’action des services déconcentrés de l’Etat, des collectivités territoriales et des associations, sur les référents « mémoire et citoyenneté » qui président les Comités académiques du Centenaire (CAC) mis en place par l’Education nationale dans chaque académie, sur le réseau des acteurs du tourisme (GIE Atout France, comités régionaux du tourisme, comités départementaux du tourisme et offices de tourisme), ainsi que sur le réseau des ambassades et des Instituts français à l’étranger ;

• Informer le grand public sur les préparatifs du Centenaire et mettre en œuvre une politique de communication autour des principales manifestations organisées dans le cadre du Centenaire et assurer la diffusion des connaissances sur la Grande Guerre, notamment grâce à un portail de ressources numériques de référence.

Le Label « Centenaire »

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Afin d’accompagner l’ensemble des projets développés dans le cadre de la préparation du centenaire de la Première Guerre mondiale, la Mission du Centenaire a créé un label « Centenaire » officiel permettant de distinguer les projets les plus innovants et les plus structurants pour les territoires. Le label permet aux projets retenus de figurer sur le programme national officiel des commémorations du Centenaire et d’être éligible à un financement de la Mission du Centenaire. Les porteurs des projets se réalisant en 2018 peuvent dès maintenant soumettre leur demande de labellisation.

Présentation

Le label « Centenaire » permet de distinguer les projets les plus innovants et les plus structurants pour les territoires. Les projets retenus figurent sur le programme national officiel des commémorations du Centenaire et sont éligibles à un financement de la Mission du Centenaire. Il confère ainsi de nombreux avantages : visibilité nationale et internationale, notamment à travers sa mise en ligne sur l’agenda du Centenaire, gage de qualité garantissant au projet d’avoir été reconnu comme innovant, structurant et original parmi d’autres propositions, appui de la Mission du Centenaire auprès de financeurs et de partenaires publics et/ou privés de la Mission du Centenaire et éligibilité à un financement de la Mission du Centenaire. Le label est un préambule nécessaire et obligatoire pour obtenir, le cas échéant, un financement de la Mission du Centenaire.

Les grands thèmes de 2018

La Mission du Centenaire lance une nouvelle campagne de labellisation pour l’année 2018. Les thèmes mis en avant cette année sont :

– La commémoration des dernières batailles de la Grande Guerre,

– La fin de la guerre et la signature de l’Armistice,

– La construction de la paix et les « sorties de guerre »
Après 1918 : deuil et reconstruction

Ces thèmes sont seulement des indications et tous les projets concernant la Première Guerre mondiale sont toujours les bienvenus.

• Pour en savoir plus, cliquez ici

L’association Claude Guyot présente à Paris à la Commémoration du 11 novembre


« Père la victoire » mais aussi « briseur de grèves », cette figure incontournable de l’histoire de France ne laisse personne indifférent.

Le président de la République Emmanuel Macron a commémoré ce samedi sa première cérémonie du 11-novembre, 99 ans après l’Armistice qui a mis fin aux combats de 14-18, avec un détour remarqué par le musée Georges Clemenceau à Paris.

Le président de la République a notamment visité, avec Jean-Noël Jeanneney, président de la fondation du musée, le cabinet de travail et la bibliothèque (demeurés figés dans le temps depuis sa mort en 1929) de celui qui était devenu pour la seconde fois président du Conseil il y a 100 ans, en 1917.

Le chef de l’Etat a également déposé une gerbe au pied de la statue de Georges Clemenceau, située en bas des Champs-Elysées.

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C’est à cette cérémonie qu’Hadrien Lacoste et Jacques Perot, respectivement president et vice-président de l’Association Claude Guyot, ont participé ce matin devant la statue du Tigre sur les Champs-Elysées.

Après François Mitterrand et Jacques Chirac, Emmanuel Macron a donc choisi de saluer la mémoire du « Père la victoire » qui « a su rassembler et donner à ses hommes le sursaut patriote pour défendre notre nation ». Un hommage circonscrit au rôle joué par « le Tigre » à la fin de la Première guerre mondiale alors que la France prépare les commémorations du centenaire de la fin de la Grande guerre.

L’Elysée réfléchit déjà aux commémorations du 11 novembre 2018, qui sera l’occasion d’une grande cérémonie où seront invités les 80 pays belligérants, allant de l’Australie, au Canada et aux pays africains. Avec pour fil rouge la figure de Georges Clemenceau.

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Jacques Perot, Tristan Clemenceau, Hadrien Lacoste et les descendants de Georges Clemenceau.

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Yaël Perl Ruiz (arrière-petite-fille du Capitaine Dreyfus), Hadrien Lacoste, Martine Le Blond Zola (arrière-petite-fille d’Emile Zola, présidente de la Maison Zola, Musée Dreyfus), Jacques Perot.

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Scandale : “des milliers de corps de soldats morts pour la France vont rejoindre les fosses communes”

À la veille du 11 novembre, le Contrôleur Général des Armées (2s) Serge Barcellini, Président Général du Souvenir Français, le révèle « des milliers de tombes où sont inhumés des Morts pour la France ont disparu ou vont disparaître ».

Entretien.

• L’Etat est-il à la hauteur dans l’entretien des sépultures des français morts au combat ?

Au lendemain de la Première Guerre mondiale l’Etat a proposé aux familles le choix – soit d’inhumer dans une nécropole nationale le membre de leur famille tué au combat, soit de reprendre le corps afin de l’inhumer dans une tombe familiale. 350 000 familles ont choisi la restitution. La majorité ont inhumé « leur combattant » dans une sépulture à durée dite perpétuelle sans imaginer que cette perpétuité ne durerait pas. Aujourd’hui une sépulture perpétuelle ne dure que 99 ans… Dans nos cimetières communaux des milliers de tombes où sont inhumés des Morts pour la France ont disparu ou vont disparaître ! En remettant en cause sa parole, les familles n’auraient pas récupéré le corps de leur combattant si on leur avait annoncé que les sépultures perpétuelles allaient disparaître – l’Etat n’est pas à la hauteur du respect que nous devons aux Morts pour la France. Ainsi c’est au moment où l’on célèbre le centenaire de la Grande Guerre que des milliers de corps de combattants de la Grande Guerre vont rejoindre les fosses communes municipales.

• Comment faire pour continuer d’entretenir les sépultures de soldats dont les familles sont parfois très éloignées géographiquement ?

Les tombes des Morts pour la France dans les cimetières communaux sont le croisement de trois mémoires – une mémoire familiale (le combattant appartient à une famille), une mémoire territoriale (le combattant illustre sa commune) et une mémoire nationale (le combattant est mort pour la France).

Il est impératif de sauvegarder ces tombes pour l’avenir et l’enracinement de la mémoire. Il est nécessaire de recenser dans chaque commune les tombes où sont inhumés des Morts pour la France et de rechercher les descendants. Alors que « le nomadisme » gagne la société, il est impératif de maintenir un lien entre les territoires et les descendants de ceux qui les ont illustrés. A nous d’inventer les solutions. Le Souvenir Français y contribuera.

Vous plaidez pour que les Français aillent plus dans les cimetières…

Les communes de France découvrent progressivement que les monuments, les stèles et les plaques constituent de véritables chemins de la mémoire. Or, rares sont celles qui y intègrent les tombes encore considérées comme des biens seulement privés. Or, les tombes des Morts pour la France « parlent » à l’ensemble des habitants d’un territoire. Il est essentiel que nos cimetières communaux deviennent des « stations » des chemins de mémoire. Pour réussir ce grand défi, Le Souvenir Français a lancé un projet novateur de géolocalisation des tombes des Morts pour la France. Visiter un cimetière avec un téléphone portable ou une tablette cela est désormais possible. Cinq cimetières sont d’ores et déjà géolocalisés. En les visitant, les élèves apprennent l’histoire : celles des hommes morts à Verdun, au Vercors, en Indochine, en Algérie ou en Afghanistan. La géolocalisation est la réponse de la modernité. Nos tombes ne sont pas ringardes. Elles sont notre histoire.

Au-delà des cimetières, la France est le pays qui possède le plus de lieux matérialisés des guerres contemporaines dans le monde – monuments, stèles, plaques – plusieurs centaines de milliers ! C’est aussi le pays qui possède le plus grand nombre des sites de combats – de lieux de batailles, de débarquement, d’emprisonnement. Ces lieux sont constitutifs de notre histoire. Ils sont notre patrimoine. Leur découverte doit s’imposer comme un élément du parcours de l’éducation de chaque enfant des écoles françaises.

Il est essentiel qu’un élève ne quitte pas sa scolarité sans être allé visiter au moins un lieu de notre mémoire nationale. Visiter une fois Verdun, le Vercors, les plages du débarquement… c’est se souvenir toute sa vie de cette visite.

Le Souvenir Français, principal financeur en France des voyages mémoriels, est porteur de cette exigence mémorielle.

Vous déplorez la disparition des mémoires locales…

La mémoire nationale est une construction résultant des croisements féconds des mémoires familiales, locales et nationales. Les mémoires locales jouent un rôle essentiel dans cette construction. Les 35 000 monuments aux Morts ont enraciné la mémoire de la Grande Guerre dans toutes les communes de France. Comme l’ont enraciné les cérémonies qui rappellent un épisode historique local – le combat d’un maquis, une rafle, une libération, l’hommage à un héros natif du pays. Or, ces commémorations locales tendent aujourd’hui à se réduire au profit des journées nationales commémoratives et plus particulièrement au profit des 11 journées commémoratives nationales qui du 11 novembre au 8 mai en passant par le 18 juin, la journée de la déportation, le 19 mars, le 5 décembre … structurent désormais le temps mémoriel.

Face à ces rétrécissements mémoriels et à cette uniformisation commémorative, Le Souvenir Français souhaite sensibiliser les Français. Etre Français, c’est partager une histoire commune, mais c’est aussi en vivre les moments commémoratifs de cette histoire. Que l’année 2018, centenaire de la fin de la guerre victorieuse soit aussi un moment privilégié pour réfléchir et répondre à ces défis mémoriels.

Par Louis de Raguenel / Valeurs Actuelles

Hommage au romancier Maurice Genevoix au Mémorial de Verdun

Pour célébrer les cinquante ans du Mémorial de Verdun, une exposition est consacrée à son président-fondateur, l’écrivain et ancien combattant des Éparges, Maurice Genevoix (1890-1980). Jusqu’au 22 décembre, des extraits de son recueil de récits de la Grande Guerre « Ceux de 14 », présentés aux côtés des photographies de Fabrice Dekoninck et Sylvain Demange, rendent hommage à la bataille des Éparges de 1915.

Né dans la Nièvre en 1890, Maurice Genevoix est mobilisé en 1914 pour rejoindre le front comme officier d’infanterie. Après avoir été grièvement blessé lors des combats à Rupt-en-Woëvre près de la colline des Éparges en avril 1915, il relate l’épreuve terrible que fut la guerre des tranchés dans cinq volumes écrits entre 1916 et 1923, tous parus chez Flammarion puis rassemblés, en 1949, sous le titre Ceux de 14. Maurice Genevoix a consacré sa vie à la mémoire des combattants de la Grande Guerre afin que leur sacrifice soit expliqué aux générations futures.

Avec l’appui du Comité national du Souvenir de Verdun, il crée, en 1967, le Mémorial de Verdun. À l’occasion du cinquantième anniversaire de l’inauguration du mémorial, des extraits de Ceux de 14 sont accompagnés des photographies de Fabrice Dekoninck et Sylvain Demange réalisées dans le cadre du centenaire de la Première Guerre mondiale. Durant cinq ans, les deux hommes ont parcouru le site des Éparges, lieu où ont combattu plus de vingt mille Français et Allemands de février à avril 2015. Leur travail photographique, intitulé « Comme on Peut », a permis de recueillir les empreintes laissées par les combats à la fois dans le paysage et dans la mémoire des habitants.

L’exposition « Des Épargnes au Mémorial de Verdun » présente les différentes facettes de l’œuvre de Maurice Genevoix et crée un dialogue entre l’écrit et l’image pour mieux faire revivre les horreurs des combats.

En savoir plus 

Source : Caroline Dubois / Connaissance des Arts

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Nécropole nationale du Trottoir, butte des Éparges, détail, décembre 2012 © Comme on Peut 2017.

Daniel Cordier nommé chancelier d’honneur de l’Ordre de la Libération

L’Ordre de la Libération a eu l’honneur de faire part de la nomination de M. Daniel Cordier, compagnon de la Libération, comme nouveau chancelier d’honneur, par décret du président de la République en date du 23 octobre 2017. Monsieur Daniel Cordier succède ainsi au colonel (h) Fred Moore, décédé le 16 septembre 2017.

Daniel Bouyjou-Cordier est né le 10 août 1920 à Bordeaux (Gironde) dans une famille de négociants.

Lycéen et militant de l’Action française, il est révolté par le discours du maréchal Pétain le 17 juin 1940. Décidé à continuer la lutte, il rassemble 16 volontaires avec lesquels il embarque le 21 juin depuis Bayonne sur un navire belge, le Leopold II, qui atteint Falsmouth (Royaume-Uni) le 25 juin.

Immédiatement, Daniel Cordier s’engage avec ses camarades dans la « Légion de Gaulle ». Promu aspirant en août 1941, il obtient d’être affecté au service « Action » du Bureau Central de Renseignements et d’Action (BCRA), c’est-à-dire les services secrets de la France libre à Londres. Au terme de sa formation d’agent, il est parachuté en France en juillet 1942.

C’est à Lyon qu’il rencontre pour la première fois Jean Moulin, alias Rex, qui l’engage pour organiser son secrétariat. Pendant presque un an, Daniel Cordier est son principal adjoint, gérant son agenda, ses hébergements clandestins, les liaisons avec les mouvements de Résistance et la transmission des courriers avec Londres. En mars 1943, il installe à Paris, selon les directives de Jean Moulin, son secrétariat de zone nord.

Après l’arrestation de ce dernier le 21 juin 1943, il poursuit sa mission en zone nord comme secrétaire de la Délégation générale en France auprès de Claude Bouchinet-Serreulles, successeur par intérim de Jean Moulin. A son poste jusqu’au 21 mars 1944, pourchassé par la Gestapo, il s’évade par les Pyrénées. Interné en Espagne, à Pampelune puis à Miranda, il est de retour en Angleterre fin mai 1944 et est nommé chef de la section des parachutages d’agents du BCRA.

Chef de cabinet du colonel Passy, directeur de la Direction générale des études et recherches (DGER), il démissionne après le départ du général de Gaulle en janvier 1946.

Après la guerre, Daniel Cordier s’adonne à la peinture et devient un important collectionneur d’art contemporain avant de se consacrer à la biographie de Jean Moulin.

Daniel Cordier est membre du Conseil de l’Ordre de la Libération depuis septembre 2005. Il est nommé chancelier d’honneur le 23 octobre 2017.

LA CRÉATION DE LA MÉDAILLE

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A une demande faite au général de Gaulle de croix de la Libération destinée à récompenser l’action dans la Résistance d’un ingénieur, le Général répondait le 12 mars 1942 : « Pour obtenir l’ordre de la Libération, il est nécessaire d’avoir à son actif une action d’éclat véritablement exceptionnelle. Le brave ingénieur X ne me parait pas dans ce cas. Toutefois une décoration intermédiaire est actuellement à l’étude pour laquelle je vous prie de me proposer monsieur X en temps utile ».

La réflexion du général de Gaulle sur l’opportunité de donner le jour à une nouvelle décoration le conduit, le 19 juillet 1942, à « créer une commission ayant pour objet d’étudier la création d’une décoration destinée à récompenser les mérites des personnes ayant eu une part effective et importante dans le ralliement des territoires à la France combattante ».

Le 20 août 1942, la commission arrête son choix sur l’appellation Médaille de la Résistance Française.

La médaille de la Résistance française est instituée, à Londres, par ordonnance du 9 février 1943 du général de Gaulle, « chef de la France combattante ». Son objet est de « reconnaître les actes remarquables de foi et de courage qui, en France, dans l’Empire et à l’étranger, auront contribué à la résistance du peuple français contre l’ennemi et contre ses complices depuis le 18 juin 1940. » C’est la seconde, et seule, décoration créée, après l’Ordre de la Libération, pendant la guerre, par le général de Gaulle.

La médaille de la Résistance française n’a été décernée que par décret du chef de la France combattante, du président du Gouvernement provisoire de la République puis, à partir du 1er janvier 1947, du président de la République. Elle n’est plus attribuée depuis le 1er avril 1947, sauf au titre de la Résistance en Indochine, pour laquelle le délai a été prorogé jusqu’au 31 décembre 1947 et peut encore être attribuée, à titre posthume, dans les mêmes conditions, mais uniquement à des personnes tuées pendant la guerre.

LA MÉDAILLE DE LA RÉSISTANCE ET L’ORDRE DE LA LIBÉRATION

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L’ordonnance du 10 août 1945, confirmée par la loi du 26 mai 1999 et par le décret du 15 novembre 2005, fixant l’avenir de l’ordre de la Libération, a consacré le lien organique entre cet Ordre et la médaille de la Résistance française.

En premier lieu c’est sous l’autorité du délégué national du Conseil national des communes « compagnon de la Libération », qui en assure de droit la présidence, qu’est placé le secrétariat de la Commission nationale de la Médaille. La Commission est un organisme officiel dont les membres sont nommés par décret du président de la République. Sa compétence est d’assurer la discipline des médaillés. C’est sur sa proposition exclusive (sauf cas d’urgence pendant la guerre) qu’était décernée la décoration. Il est encore aujourd’hui de son ressort de proposer l’attribution de la médaille à titre posthume. Elle gère le fichier des médaillés.

En second lieu, l’ordre de la Libération a pour mission d’assurer la mise en œuvre de toutes mesures « en vue de conserver la mémoire de l’ordre de la Libération, de ses membres et des Médaillés de la Résistance française » et de participer à l’aide morale et matérielle aux compagnons de la Libération, aux médaillés de la Résistance française et à leurs veuves et enfants.

Enfin, et d’une manière générale, l’ordre de la Libération « … assure le service de la médaille de la Résistance française ».

Afin de faire vivre et de transmettre la mémoire de la Résistance française, l’association nationale des communes médaillées de la Résistance française a été créée en 2013.

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Assemblée Générale 2017 – Bilan et perspectives

L’assemblée générale ordinaire annuelle de l’Association Claude Guyot s’est déroulée le dimanche 22 Octobre 2017 à 15 heures au 3, rue de l’église à Arnay-le-Duc sous la présidence d’Hadrien Lacoste.

Le quorum étant atteint, l’assemblée générale a donc pu délibérer valablement.

1. Accueil – Hommage aux membres décédés durant l’exercice 2016-2017

Le bureau a rendu hommage à deux belles et grandes figues de l’Association Claude Guyot décédées au cours de l’année.

– Madame Denise Maublant née Guyot, membre fondateur et vice-présidente honoraire de l’Association Claude Guyot, décédée à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), le 17 janvier 2017 à l’âge de 97 ans. Elle était la fille de Claude Guyot.

– Monsieur André Gervais, originaire d’Arnay-le-Duc, conseiller départemental de Côte d’Or, adjoint au maire de Dijon, vice-président de Dijon Métropole, syndicaliste, décédé subitement à Dijon le 10 juillet 2017 à l’âge de 67 ans.

À l’issue de l’hommage prononcé par le président, l’assemblée présente a observé une minute de silence.

2. Bilan moral de l’exercice 2016-2017

L’association termine son exercice 2016-2017 avec un bilan plutôt positif. Le président expose avec les membres du bureau, les différentes manifestations et activités auxquelles toutes et tous étaient invités à participer.

Le bilan moral est approuvé à l’unanimité des membres présents ou représentés.

3. Bilan financier de l’exercice 2016-2017,

Le bilan financier, présentée par Jean-Yves Lacoste, trésorier de l’Association Claude Guyot, est voté à l’unanimité des membres présents ou représentés.

4. Renouvellement du bureau pour l’exercice 2017-2018 

Un nouveau bureau a été élu pour l’exercice 2017-2018.

– Monsieur Hadrien Lacoste, président

– Monsieur Jacques Perot, président d’honneur, 1er vice-président,

– Madame le Docteur Claudette Lacoste-Guyot, 2ème vice-présidente,

– Madame Audrey Roland, 3ème vice-présidente,

– Monsieur Jean-Yves Lacoste, trésorier,

– Madame Estelle Danton-Maublant, secrétaire générale,

– Madame Joy-Astrid Poinsot, secrétaire générale adjointe,

– Madame Marie-Alix Cherchillez, chargée de la communication et du site Internet.

5. Vote du barème des cotisations pour l’exercice 2017-2018

Le barème des cotisations reste inchangé. Le montant de la cotisation annuelle reste fixé à 16€/an. Cette délibération est votée à l’unanimité des membres présents ou représentés.

6. Agenda des manifestations pour l’exercice 2017-2018

Le bureau informe les membres présents des manifestations d’ores et déjà prévues au calendrier de l’association pour l’exercice 2017/2018.

– Une visite de l’Assemblée nationale est programmée à l’attention des élèves du collège Claude Guyot d’Arnay-le-Duc et des membres de l’Association Claude Guyot le mardi 28 novembre 2017. Il reste actuellement encore sept places de disponibles.

– Le week-end du 21 janvier 2018, participation à l’Assemblée Générale de l’Institut Vendéen Clemenceau – de Lattre à Mouilleron-en-Pareds (Vendée), ainsi qu’à l’hommage annuel au Maréchal Jean de Lattre de Tassigny.

– Cérémonie du 8 mai 2018 organisée par l’Association Claude Guyot au monument aux morts d’Arnay-le-Duc avec dépôt de gerbes en présence des élus.

– Suivi des projets éditoriaux de l’Association Claude Guyot.

7. Point sur les prochaines publications de l’Association Claude Guyot et notamment sur le lancement de la réédition de « L’Arrestation des Tantes du Roi à Arnay-le-Duc » de Claude Guyot en cours de finition

Le président et le trésorier informent l’assemblée du montant qu’actuellement la souscription mise en place pour la réédition de « L’Arrestation des Tantes du roi à Arnay-le-Duc » a rapportée. Il manque actuellement près de 1.260 € pour que ce projet puisse aboutir.

8. Point sur les aides financières sollicitées auprès des collectivités et des institutionnels

Le président informe l’assemblée présente qu’une subvention a été attribuée par le Conseil Départemental de Côte d’Or à l’Association Claude Guyot.

9. Point sur les modes de communication et notamment sur la nouvelle version livrée du site Internet de l’association et des diverses fonctionnalités proposées par ce dernier

Le président et la responsable du site internet ont exposé les modalités de fonctionnement du nouveau site Internet de l’association. Il possède un espace de paiement sécurisé en ligne ainsi qu’un espace membre, permettant à tous les membres d’avoir accès à l’intégralité des documents moyennant la saisie d’un code d’accès transmis chaque année au moment de l’appel à cotisation par le bureau.

10. Mode d’emploi : Paiement des cotisations et dons en ligne directement sur le site Internet de l’association

Marie-Alix Cherchillez, chargée de la communication et du site Internet, rappelle qu’il est possible de payer sa cotisation très facilement en ligne et également procéder a un don en ligne afin de contribuer à la réédition de l’ouvrage intitulé « L’Arrestation des Tantes du Roi à Arnay-le-Duc ». Il suffit d’utiliser la plateforme dédiée sur le site Internet de l’association.

11. Voyage pédagogique organisé par l’Association Claude Guyot à Paris, le mardi 28 novembre 2017. Ce dernier est ouvert à toutes et à tous dans la limite des places disponibles

Pour toute information complémentaire, il est important de s’inscrire au plus vite auprès du président et d’adresser une copie recto verso par mail de sa Carte nationale d’Identité (Plan Vigipirate).

Un procès-verbal détaillé sera adressé par mail aux membres de l’association. Ce dernier sera également disponible sur l’espace membre intranet sécurisé du site internet de l’association, accompagné du bilan financier.

CÉRÉMONIE RÉPUBLICAINE DE REMISE DES DIPLÔMES DU BREVET AUX ÉLÈVES DU COLLÈGE CLAUDE GUYOT D’ARNAY-LE-DUC

Samedi 21 octobre 2017, Audrey Roland, vice-présidente de l’Association Claude Guyot, participait à la cérémonie républicaine de remise des diplômes du brevet aux élèves du Collège Claude Guyot d’Arnay-le-Duc. Une occasion pour l’Association de rappeler brièvement la figure de Claude Guyot et de mentionner les objectifs de l’association en faveur de l’éducation, de la jeunesse et de la transmission de la Mémoire. Une manière également de saluer et d’encourager la volonté de l’équipe éducative et celle du Principal de l’établissement à entretenir la mémoire et l’héritage philosophique humaniste de Claude Guyot.

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Cette manifestation s’est déroulée en présence de Béatrice Moingeon-Hermary, conseillère départementale du canton d’Arnay-le-Duc, du premier vice-président de la Communauté de communes du Pays d’Arnay, des représentants de la mairie d’Arnay-le-Duc, des élus locaux, de Pierre Humbert, principal du collège Claude Guyot d’Arnay et du personnel du collège.

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EXPOSITION AU MUSÉE DE L’ARMÉE : « DANS LA PEAU D’UN SOLDAT. DE LA ROME ANTIQUE À NOS JOURS »

« Dans la peau d’un soldat. De la Rome antique à nos jour » est une exposition présentée au Musée de l’Armée à l’hôtel national des Invalides du 12 octobre 2017 au 28 janvier 2018.

Entrez dans la peau d’un soldat !

Deux jours de vivres, des effets personnels, des armes et munitions… Le poids et la composition du « barda » du soldat sont restés étonnamment stables pendant 2000 ans. Qu’il soit légionnaire romain ou combattant d’Afghanistan, il doit toujours manger, se laver, dormir, se protéger des intempéries, se distinguer de ses adversaires mais aussi tromper l’attente avant le combat, vaincre ses appréhensions, garder le contact avec ses proches… Au fil des siècles et dans les civilisations les plus diverses, de nombreuses solutions ont été conçues pour répondre à ces besoins, parfois insolites ou vouées à l’échec, mais parfois si créatives et astucieuses qu’elles ont été adaptées pour le grand public : saviez-vous que le pliable, le réversible, la nourriture longue conservation ou encore internet sont issus du monde militaire ?

Pour la première fois, une exposition s’intéresse aux objets familiers et à la vie des soldats avant et après le combat depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours.

Près de 300 œuvres exposées, une grande galerie chronologique, des photographies contemporaines, un espace essayage…

Cliquez ici pour en savoir plus

Modification de date – Assemblée Générale 2017

Nous invitons les membres et amis de l’Association Claude Guyot à participer à notre prochaine assemblée générale ordinaire qui se déroulera le

Dimanche 22 Octobre 2017
à 15 heures précises
au 3, rue de l’église à Arnay-le-Duc

Nous nous permettons d’insister sur l’importance qu’il y a d’assister, en personne, à cette réunion qui s’avère être indispensable au bon fonctionnement de notre association.

Nous vous rappelons qu’aux termes des statuts de notre compagnie, seuls les membres présents ou représentés, et à jour de leur cotisation le jour de la réunion, seront autorisés à prendre part au vote.

Un apéritif sera offert aux personnes présentes à l’issue de cette réunion.

Le colonel Fred Moore, Compagnon de la Libération, est décédé à 97 ans


Source : Ouest France

Le colonel Fred Moore, Compagnon de la Libération né à Brest et qui fut député de la Somme, est décédé à l’âge de 97 ans, a annoncé ce dimanche l’Élysée dans un communiqué dans lequel Emmanuel Macron « salue la mémoire d’un homme exceptionnel ».

La disparition de Fred Moore porte à dix le nombre de Compagnons de la Libération encore en vie, sur les 1 036 qui s’étaient engagés au côté de la France libre pendant l’Occupation allemande. Ce titre, créé par le général de Gaulle, a été décerné pendant et juste après la Seconde Guerre mondiale.

« Le président de la République a appris avec tristesse et émotion le décès du colonel Fred Moore, Compagnon de la Libération, Grand’croix de la Légion d’honneur, Chancelier d’honneur de l’Ordre de la Libération », a indiqué l’Élysée. Il « salue la mémoire d’un homme exceptionnel, qui a servi la France de toutes ses forces ».

Né le 8 avril 1920 à Brest, Fred Moore « avait été un des tout premiers à avoir répondu à l’Appel du général de Gaulle », a rappelé la présidence de la République. « Dès le 19 juin 1940 il quitte la France depuis Brest et atteint l’Angleterre le 1er juillet 1940, où il s’engage dans les Forces Françaises Libres ».

Fred Moore est décédé dans la nuit de samedi à dimanche à l’Institution nationale des Invalides, a précisé l’Ordre de la Libération dans un communiqué, saluant son « profond attachement à l’institution militaire à travers, notamment, son engagement dans la réserve qui lui a valu le grade le plus élevé de colonel honoraire ».

Expédition de Dakar, débarquement…

Il prend part à l’expédition de Dakar en septembre 1940 puis sert au Levant au sein d’une unité de Spahis Marocains. Il débarque en Normandie le 2 août 1944 avec la 2ème division blindée du général Leclerc.

Le 25 août 1944, lors de la libération de Paris, il prend une part active à la prise de l’École Militaire. Par la suite, il participe jusqu’en avril 1945 aux derniers combats, jusqu’en Allemagne.

Démobilisé en avril 1946, il crée une affaire d’optique à Amiens. Il est rappelé à l’activité en mai 1956 et sert en Algérie jusqu’en novembre 1956.

Chancelier de l’Ordre de la Libération

Élu député de la Somme à Amiens en 1958, il démissionne de toutes ses fonctions politiques en 1969 pour se consacrer à son métier d’opticien.

En mars 2004, Fred Moore est nommé membre du Conseil de l’Ordre de la Libération, puis par décret du 11 octobre 2011, chancelier de l’Ordre de la Libération.

« Le 18 juin, il était aux côtés du président de la République, au Mont-Valérien, pour la cérémonie commémorative de l’Appel du général de Gaulle », souligne l’Élysée.