Daniel Cordier nommé chancelier d’honneur de l’Ordre de la Libération

L’Ordre de la Libération a eu l’honneur de faire part de la nomination de M. Daniel Cordier, compagnon de la Libération, comme nouveau chancelier d’honneur, par décret du président de la République en date du 23 octobre 2017. Monsieur Daniel Cordier succède ainsi au colonel (h) Fred Moore, décédé le 16 septembre 2017.

Daniel Bouyjou-Cordier est né le 10 août 1920 à Bordeaux (Gironde) dans une famille de négociants.

Lycéen et militant de l’Action française, il est révolté par le discours du maréchal Pétain le 17 juin 1940. Décidé à continuer la lutte, il rassemble 16 volontaires avec lesquels il embarque le 21 juin depuis Bayonne sur un navire belge, le Leopold II, qui atteint Falsmouth (Royaume-Uni) le 25 juin.

Immédiatement, Daniel Cordier s’engage avec ses camarades dans la « Légion de Gaulle ». Promu aspirant en août 1941, il obtient d’être affecté au service « Action » du Bureau Central de Renseignements et d’Action (BCRA), c’est-à-dire les services secrets de la France libre à Londres. Au terme de sa formation d’agent, il est parachuté en France en juillet 1942.

C’est à Lyon qu’il rencontre pour la première fois Jean Moulin, alias Rex, qui l’engage pour organiser son secrétariat. Pendant presque un an, Daniel Cordier est son principal adjoint, gérant son agenda, ses hébergements clandestins, les liaisons avec les mouvements de Résistance et la transmission des courriers avec Londres. En mars 1943, il installe à Paris, selon les directives de Jean Moulin, son secrétariat de zone nord.

Après l’arrestation de ce dernier le 21 juin 1943, il poursuit sa mission en zone nord comme secrétaire de la Délégation générale en France auprès de Claude Bouchinet-Serreulles, successeur par intérim de Jean Moulin. A son poste jusqu’au 21 mars 1944, pourchassé par la Gestapo, il s’évade par les Pyrénées. Interné en Espagne, à Pampelune puis à Miranda, il est de retour en Angleterre fin mai 1944 et est nommé chef de la section des parachutages d’agents du BCRA.

Chef de cabinet du colonel Passy, directeur de la Direction générale des études et recherches (DGER), il démissionne après le départ du général de Gaulle en janvier 1946.

Après la guerre, Daniel Cordier s’adonne à la peinture et devient un important collectionneur d’art contemporain avant de se consacrer à la biographie de Jean Moulin.

Daniel Cordier est membre du Conseil de l’Ordre de la Libération depuis septembre 2005. Il est nommé chancelier d’honneur le 23 octobre 2017.

LA CRÉATION DE LA MÉDAILLE

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A une demande faite au général de Gaulle de croix de la Libération destinée à récompenser l’action dans la Résistance d’un ingénieur, le Général répondait le 12 mars 1942 : « Pour obtenir l’ordre de la Libération, il est nécessaire d’avoir à son actif une action d’éclat véritablement exceptionnelle. Le brave ingénieur X ne me parait pas dans ce cas. Toutefois une décoration intermédiaire est actuellement à l’étude pour laquelle je vous prie de me proposer monsieur X en temps utile ».

La réflexion du général de Gaulle sur l’opportunité de donner le jour à une nouvelle décoration le conduit, le 19 juillet 1942, à « créer une commission ayant pour objet d’étudier la création d’une décoration destinée à récompenser les mérites des personnes ayant eu une part effective et importante dans le ralliement des territoires à la France combattante ».

Le 20 août 1942, la commission arrête son choix sur l’appellation Médaille de la Résistance Française.

La médaille de la Résistance française est instituée, à Londres, par ordonnance du 9 février 1943 du général de Gaulle, « chef de la France combattante ». Son objet est de « reconnaître les actes remarquables de foi et de courage qui, en France, dans l’Empire et à l’étranger, auront contribué à la résistance du peuple français contre l’ennemi et contre ses complices depuis le 18 juin 1940. » C’est la seconde, et seule, décoration créée, après l’Ordre de la Libération, pendant la guerre, par le général de Gaulle.

La médaille de la Résistance française n’a été décernée que par décret du chef de la France combattante, du président du Gouvernement provisoire de la République puis, à partir du 1er janvier 1947, du président de la République. Elle n’est plus attribuée depuis le 1er avril 1947, sauf au titre de la Résistance en Indochine, pour laquelle le délai a été prorogé jusqu’au 31 décembre 1947 et peut encore être attribuée, à titre posthume, dans les mêmes conditions, mais uniquement à des personnes tuées pendant la guerre.

LA MÉDAILLE DE LA RÉSISTANCE ET L’ORDRE DE LA LIBÉRATION

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L’ordonnance du 10 août 1945, confirmée par la loi du 26 mai 1999 et par le décret du 15 novembre 2005, fixant l’avenir de l’ordre de la Libération, a consacré le lien organique entre cet Ordre et la médaille de la Résistance française.

En premier lieu c’est sous l’autorité du délégué national du Conseil national des communes « compagnon de la Libération », qui en assure de droit la présidence, qu’est placé le secrétariat de la Commission nationale de la Médaille. La Commission est un organisme officiel dont les membres sont nommés par décret du président de la République. Sa compétence est d’assurer la discipline des médaillés. C’est sur sa proposition exclusive (sauf cas d’urgence pendant la guerre) qu’était décernée la décoration. Il est encore aujourd’hui de son ressort de proposer l’attribution de la médaille à titre posthume. Elle gère le fichier des médaillés.

En second lieu, l’ordre de la Libération a pour mission d’assurer la mise en œuvre de toutes mesures « en vue de conserver la mémoire de l’ordre de la Libération, de ses membres et des Médaillés de la Résistance française » et de participer à l’aide morale et matérielle aux compagnons de la Libération, aux médaillés de la Résistance française et à leurs veuves et enfants.

Enfin, et d’une manière générale, l’ordre de la Libération « … assure le service de la médaille de la Résistance française ».

Afin de faire vivre et de transmettre la mémoire de la Résistance française, l’association nationale des communes médaillées de la Résistance française a été créée en 2013.

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Assemblée Générale 2017 – Bilan et perspectives

L’assemblée générale ordinaire annuelle de l’Association Claude Guyot s’est déroulée le dimanche 22 Octobre 2017 à 15 heures au 3, rue de l’église à Arnay-le-Duc sous la présidence d’Hadrien Lacoste.

Le quorum étant atteint, l’assemblée générale a donc pu délibérer valablement.

1. Accueil – Hommage aux membres décédés durant l’exercice 2016-2017

Le bureau a rendu hommage à deux belles et grandes figues de l’Association Claude Guyot décédées au cours de l’année.

– Madame Denise Maublant née Guyot, membre fondateur et vice-présidente honoraire de l’Association Claude Guyot, décédée à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), le 17 janvier 2017 à l’âge de 97 ans. Elle était la fille de Claude Guyot.

– Monsieur André Gervais, originaire d’Arnay-le-Duc, conseiller départemental de Côte d’Or, adjoint au maire de Dijon, vice-président de Dijon Métropole, syndicaliste, décédé subitement à Dijon le 10 juillet 2017 à l’âge de 67 ans.

À l’issue de l’hommage prononcé par le président, l’assemblée présente a observé une minute de silence.

2. Bilan moral de l’exercice 2016-2017

L’association termine son exercice 2016-2017 avec un bilan plutôt positif. Le président expose avec les membres du bureau, les différentes manifestations et activités auxquelles toutes et tous étaient invités à participer.

Le bilan moral est approuvé à l’unanimité des membres présents ou représentés.

3. Bilan financier de l’exercice 2016-2017,

Le bilan financier, présentée par Jean-Yves Lacoste, trésorier de l’Association Claude Guyot, est voté à l’unanimité des membres présents ou représentés.

4. Renouvellement du bureau pour l’exercice 2017-2018 

Un nouveau bureau a été élu pour l’exercice 2017-2018.

– Monsieur Hadrien Lacoste, président

– Monsieur Jacques Perot, président d’honneur, 1er vice-président,

– Madame le Docteur Claudette Lacoste-Guyot, 2ème vice-présidente,

– Madame Audrey Roland, 3ème vice-présidente,

– Monsieur Jean-Yves Lacoste, trésorier,

– Madame Estelle Danton-Maublant, secrétaire générale,

– Madame Joy-Astrid Poinsot, secrétaire générale adjointe,

– Madame Marie-Alix Cherchillez, chargée de la communication et du site Internet.

5. Vote du barème des cotisations pour l’exercice 2017-2018

Le barème des cotisations reste inchangé. Le montant de la cotisation annuelle reste fixé à 16€/an. Cette délibération est votée à l’unanimité des membres présents ou représentés.

6. Agenda des manifestations pour l’exercice 2017-2018

Le bureau informe les membres présents des manifestations d’ores et déjà prévues au calendrier de l’association pour l’exercice 2017/2018.

– Une visite de l’Assemblée nationale est programmée à l’attention des élèves du collège Claude Guyot d’Arnay-le-Duc et des membres de l’Association Claude Guyot le mardi 28 novembre 2017. Il reste actuellement encore sept places de disponibles.

– Le week-end du 21 janvier 2018, participation à l’Assemblée Générale de l’Institut Vendéen Clemenceau – de Lattre à Mouilleron-en-Pareds (Vendée), ainsi qu’à l’hommage annuel au Maréchal Jean de Lattre de Tassigny.

– Cérémonie du 8 mai 2018 organisée par l’Association Claude Guyot au monument aux morts d’Arnay-le-Duc avec dépôt de gerbes en présence des élus.

– Suivi des projets éditoriaux de l’Association Claude Guyot.

7. Point sur les prochaines publications de l’Association Claude Guyot et notamment sur le lancement de la réédition de « L’Arrestation des Tantes du Roi à Arnay-le-Duc » de Claude Guyot en cours de finition

Le président et le trésorier informent l’assemblée du montant qu’actuellement la souscription mise en place pour la réédition de « L’Arrestation des Tantes du roi à Arnay-le-Duc » a rapportée. Il manque actuellement près de 1.260 € pour que ce projet puisse aboutir.

8. Point sur les aides financières sollicitées auprès des collectivités et des institutionnels

Le président informe l’assemblée présente qu’une subvention a été attribuée par le Conseil Départemental de Côte d’Or à l’Association Claude Guyot.

9. Point sur les modes de communication et notamment sur la nouvelle version livrée du site Internet de l’association et des diverses fonctionnalités proposées par ce dernier

Le président et la responsable du site internet ont exposé les modalités de fonctionnement du nouveau site Internet de l’association. Il possède un espace de paiement sécurisé en ligne ainsi qu’un espace membre, permettant à tous les membres d’avoir accès à l’intégralité des documents moyennant la saisie d’un code d’accès transmis chaque année au moment de l’appel à cotisation par le bureau.

10. Mode d’emploi : Paiement des cotisations et dons en ligne directement sur le site Internet de l’association

Marie-Alix Cherchillez, chargée de la communication et du site Internet, rappelle qu’il est possible de payer sa cotisation très facilement en ligne et également procéder a un don en ligne afin de contribuer à la réédition de l’ouvrage intitulé « L’Arrestation des Tantes du Roi à Arnay-le-Duc ». Il suffit d’utiliser la plateforme dédiée sur le site Internet de l’association.

11. Voyage pédagogique organisé par l’Association Claude Guyot à Paris, le mardi 28 novembre 2017. Ce dernier est ouvert à toutes et à tous dans la limite des places disponibles

Pour toute information complémentaire, il est important de s’inscrire au plus vite auprès du président et d’adresser une copie recto verso par mail de sa Carte nationale d’Identité (Plan Vigipirate).

Un procès-verbal détaillé sera adressé par mail aux membres de l’association. Ce dernier sera également disponible sur l’espace membre intranet sécurisé du site internet de l’association, accompagné du bilan financier.

CÉRÉMONIE RÉPUBLICAINE DE REMISE DES DIPLÔMES DU BREVET AUX ÉLÈVES DU COLLÈGE CLAUDE GUYOT D’ARNAY-LE-DUC

Samedi 21 octobre 2017, Audrey Roland, vice-présidente de l’Association Claude Guyot, participait à la cérémonie républicaine de remise des diplômes du brevet aux élèves du Collège Claude Guyot d’Arnay-le-Duc. Une occasion pour l’Association de rappeler brièvement la figure de Claude Guyot et de mentionner les objectifs de l’association en faveur de l’éducation, de la jeunesse et de la transmission de la Mémoire. Une manière également de saluer et d’encourager la volonté de l’équipe éducative et celle du Principal de l’établissement à entretenir la mémoire et l’héritage philosophique humaniste de Claude Guyot.

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Cette manifestation s’est déroulée en présence de Béatrice Moingeon-Hermary, conseillère départementale du canton d’Arnay-le-Duc, du premier vice-président de la Communauté de communes du Pays d’Arnay, des représentants de la mairie d’Arnay-le-Duc, des élus locaux, de Pierre Humbert, principal du collège Claude Guyot d’Arnay et du personnel du collège.

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EXPOSITION AU MUSÉE DE L’ARMÉE : « DANS LA PEAU D’UN SOLDAT. DE LA ROME ANTIQUE À NOS JOURS »

« Dans la peau d’un soldat. De la Rome antique à nos jour » est une exposition présentée au Musée de l’Armée à l’hôtel national des Invalides du 12 octobre 2017 au 28 janvier 2018.

Entrez dans la peau d’un soldat !

Deux jours de vivres, des effets personnels, des armes et munitions… Le poids et la composition du « barda » du soldat sont restés étonnamment stables pendant 2000 ans. Qu’il soit légionnaire romain ou combattant d’Afghanistan, il doit toujours manger, se laver, dormir, se protéger des intempéries, se distinguer de ses adversaires mais aussi tromper l’attente avant le combat, vaincre ses appréhensions, garder le contact avec ses proches… Au fil des siècles et dans les civilisations les plus diverses, de nombreuses solutions ont été conçues pour répondre à ces besoins, parfois insolites ou vouées à l’échec, mais parfois si créatives et astucieuses qu’elles ont été adaptées pour le grand public : saviez-vous que le pliable, le réversible, la nourriture longue conservation ou encore internet sont issus du monde militaire ?

Pour la première fois, une exposition s’intéresse aux objets familiers et à la vie des soldats avant et après le combat depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours.

Près de 300 œuvres exposées, une grande galerie chronologique, des photographies contemporaines, un espace essayage…

Cliquez ici pour en savoir plus

Modification de date – Assemblée Générale 2017

Nous invitons les membres et amis de l’Association Claude Guyot à participer à notre prochaine assemblée générale ordinaire qui se déroulera le

Dimanche 22 Octobre 2017
à 15 heures précises
au 3, rue de l’église à Arnay-le-Duc

Nous nous permettons d’insister sur l’importance qu’il y a d’assister, en personne, à cette réunion qui s’avère être indispensable au bon fonctionnement de notre association.

Nous vous rappelons qu’aux termes des statuts de notre compagnie, seuls les membres présents ou représentés, et à jour de leur cotisation le jour de la réunion, seront autorisés à prendre part au vote.

Un apéritif sera offert aux personnes présentes à l’issue de cette réunion.

Le colonel Fred Moore, Compagnon de la Libération, est décédé à 97 ans


Source : Ouest France

Le colonel Fred Moore, Compagnon de la Libération né à Brest et qui fut député de la Somme, est décédé à l’âge de 97 ans, a annoncé ce dimanche l’Élysée dans un communiqué dans lequel Emmanuel Macron « salue la mémoire d’un homme exceptionnel ».

La disparition de Fred Moore porte à dix le nombre de Compagnons de la Libération encore en vie, sur les 1 036 qui s’étaient engagés au côté de la France libre pendant l’Occupation allemande. Ce titre, créé par le général de Gaulle, a été décerné pendant et juste après la Seconde Guerre mondiale.

« Le président de la République a appris avec tristesse et émotion le décès du colonel Fred Moore, Compagnon de la Libération, Grand’croix de la Légion d’honneur, Chancelier d’honneur de l’Ordre de la Libération », a indiqué l’Élysée. Il « salue la mémoire d’un homme exceptionnel, qui a servi la France de toutes ses forces ».

Né le 8 avril 1920 à Brest, Fred Moore « avait été un des tout premiers à avoir répondu à l’Appel du général de Gaulle », a rappelé la présidence de la République. « Dès le 19 juin 1940 il quitte la France depuis Brest et atteint l’Angleterre le 1er juillet 1940, où il s’engage dans les Forces Françaises Libres ».

Fred Moore est décédé dans la nuit de samedi à dimanche à l’Institution nationale des Invalides, a précisé l’Ordre de la Libération dans un communiqué, saluant son « profond attachement à l’institution militaire à travers, notamment, son engagement dans la réserve qui lui a valu le grade le plus élevé de colonel honoraire ».

Expédition de Dakar, débarquement…

Il prend part à l’expédition de Dakar en septembre 1940 puis sert au Levant au sein d’une unité de Spahis Marocains. Il débarque en Normandie le 2 août 1944 avec la 2ème division blindée du général Leclerc.

Le 25 août 1944, lors de la libération de Paris, il prend une part active à la prise de l’École Militaire. Par la suite, il participe jusqu’en avril 1945 aux derniers combats, jusqu’en Allemagne.

Démobilisé en avril 1946, il crée une affaire d’optique à Amiens. Il est rappelé à l’activité en mai 1956 et sert en Algérie jusqu’en novembre 1956.

Chancelier de l’Ordre de la Libération

Élu député de la Somme à Amiens en 1958, il démissionne de toutes ses fonctions politiques en 1969 pour se consacrer à son métier d’opticien.

En mars 2004, Fred Moore est nommé membre du Conseil de l’Ordre de la Libération, puis par décret du 11 octobre 2011, chancelier de l’Ordre de la Libération.

« Le 18 juin, il était aux côtés du président de la République, au Mont-Valérien, pour la cérémonie commémorative de l’Appel du général de Gaulle », souligne l’Élysée.

Les «Compagnons» disparaissent, mais l’Ordre de la Libération veut leur survivre

Article AFP publié dans Libération le 5 septembre 2017. (Illustration : Le compagnon de la libération Hubert Germain le 28 août 2017 à Paris – Photo CHRISTOPHE ARCHAMBAULT. AFP).

 

«Je comprends que vous vous précipitiez pour avoir des nouvelles, parce qu’après il sera trop tard», sourit Hubert Germain : à 97 ans, il est l’un des 11 derniers Compagnons de la Libération. L’ordre mythique créé par de Gaulle veut préserver la mémoire de leur combat.

Installé dans son fauteuil roulant à la Chancellerie de l’Ordre de la Libération aux Invalides, à Paris, M. Germain montre sa Croix de la Libération, remise par le général de Gaulle en 1944. Ils sont 1.038 à en avoir été décorés jusqu’en 1946. Parmi eux: Winston Churchill, Jean Moulin et André Malraux.

Comme d’autres Compagnons et «parce que nous sommes un peu vicieux» dit-il, il l’accroche pendant les cérémonies «un étage au-dessus» de sa Légion d’honneur, pourtant premier ordre national.

«Pour nous, c’est numéro un», résume-t-il au sujet de l’Ordre de la Libération, cette «chevalerie exceptionnelle créée au moment le plus grave de l’Histoire de la France, fidèle à elle-même, solidaire dans le sacrifice et dans la lutte» selon les mots du général de Gaulle, qui l’a institué en 1940.

«C’est un ordre combattant», qui récompense «bien sûr les actions» mais aussi «ceux de la première heure», explique le général Christian Baptiste, son délégué national.

Le dernier Compagnon sera enterré au Mont Valérien (Suresnes) dans un caveau qui lui est réservé, aux côtés de 16 autres Compagnons.

Alors que deux Compagnons sont morts cette année, l’Ordre a déjà commencé à préparer une nouvelle phase de son histoire.

En 2012, les cinq communes décorées «Compagnons de la Libération» ont été chargées de conserver la mémoire de l’Ordre. Alors que le plus jeune des Compagnons approche les 96 ans, le général Baptiste est, lui, devenu en janvier le premier «patron de l’Ordre» à ne pas en être issu. Sa mission: assurer sa «transition» vers un «outil pédagogique au profit de la citoyenneté».

«L’exemple des Compagnons, c’est de dire que quelles que soient les vicissitudes de la vie, chacun a le choix entre une destin subi – l’Occupation -, et un destin choisi – la Résistance», dit-il, voyant un parallèle avec le «terrorisme qui cherche à faire éclater notre cohésion nationale».

Christian Baptiste veut aussi lancer des partenariats avec les écoles du pays pour que, partout, on puisse «s’approprier le Compagnon local, étudier son parcours, les moteurs de son engagement».

– «Je vais avoir besoin de vous» –

Hubert Germain, qui a notamment participé au Débarquement en Provence, se rappelle sa prise de conscience, à l’été 1940, alors qu’il s’apprêtait à passer le concours d’entrée à l’école navale de Bordeaux. «Au bout de cinq minutes je me suis dit +Mais qu’est-ce que tu fais là ?+». Il se lève et lance à l’examinateur surpris: «Je pars faire la guerre».

«Je comprends que vous vous précipitiez pour avoir des nouvelles, parce qu’après il sera trop tard», sourit Hubert Germain: à 97 ans, il est l’un des 11 derniers Compagnons de la Libération. L’ordre mythique créé par de Gaulle veut préserver la mémoire de leur combat.

Installé dans son fauteuil roulant à la Chancellerie de l’Ordre de la Libération aux Invalides, à Paris, M. Germain montre sa Croix de la Libération, remise par le général de Gaulle en 1944. Ils sont 1.038 à en avoir été décorés jusqu’en 1946. Parmi eux: Winston Churchill, Jean Moulin et André Malraux.

Comme d’autres Compagnons et «parce que nous sommes un peu vicieux» dit-il, il l’accroche pendant les cérémonies «un étage au-dessus» de sa Légion d’honneur, pourtant premier ordre national.

«Pour nous, c’est numéro un», résume-t-il au sujet de l’Ordre de la Libération, cette «chevalerie exceptionnelle créée au moment le plus grave de l’Histoire de la France, fidèle à elle-même, solidaire dans le sacrifice et dans la lutte» selon les mots du général de Gaulle, qui l’a institué en 1940.

«C’est un ordre combattant», qui récompense «bien sûr les actions» mais aussi «ceux de la première heure», explique le général Christian Baptiste, son délégué national.

Le dernier Compagnon sera enterré au Mont Valérien (Suresnes) dans un caveau qui lui est réservé, aux côtés de 16 autres Compagnons.

Alors que deux Compagnons sont morts cette année, l’Ordre a déjà commencé à préparer une nouvelle phase de son histoire.

En 2012, les cinq communes décorées «Compagnons de la Libération» ont été chargées de conserver la mémoire de l’Ordre. Alors que le plus jeune des Compagnons approche les 96 ans, le général Baptiste est, lui, devenu en janvier le premier «patron de l’Ordre» à ne pas en être issu. Sa mission: assurer sa «transition» vers un «outil pédagogique au profit de la citoyenneté».

«L’exemple des Compagnons, c’est de dire que quelles que soient les vicissitudes de la vie, chacun a le choix entre une destin subi – l’Occupation -, et un destin choisi – la Résistance», dit-il, voyant un parallèle avec le «terrorisme qui cherche à faire éclater notre cohésion nationale».

Christian Baptiste veut aussi lancer des partenariats avec les écoles du pays pour que, partout, on puisse «s’approprier le Compagnon local, étudier son parcours, les moteurs de son engagement».

– «Je vais avoir besoin de vous» –

Hubert Germain, qui a notamment participé au Débarquement en Provence, se rappelle sa prise de conscience, à l’été 1940, alors qu’il s’apprêtait à passer le concours d’entrée à l’école navale de Bordeaux. «Au bout de cinq minutes je me suis dit +Mais qu’est-ce que tu fais là ?+». Il se lève et lance à l’examinateur surpris: «Je pars faire la guerre».
Il prend la direction de l’Angleterre, mais ce n’est pas l’appel du 18 juin qui l’a décidé. «On ne va pas recommencer ce cinéma-là, personne ne l’a entendu l’appel!», balaie-t-il. «On a tous entendu ce laïus effrayant du maréchal Pétain disant qu’il fallait terminer la guerre et déposer les armes. Ca, ça a été un choc».

Le souvenir de sa première rencontre avec de Gaulle, cet été-là, est intact: «Il s’arrête un instant, il me regarde, et il me dit : +Je vais avoir besoin de vous+. Quand, à 18-19 ans, vous vous ramassez ça en pleine figure, dans le désastre général qui est là, il y a quelque chose qui vous émeut profondément».

Avec les autres Compagnons, il parle d’une solidarité «totale, illimitée». Pendant comme après la guerre, «pas question de politique», dit celui qui a été ministre des gouvernements Messmer entre 1972 et 1974: «Le sang du coco se mêlait au sang de l’aristo».

Aujourd’hui, il espère que l’Ordre prendra «des roulottes, des charrettes» pour aller «parler aux gens de l’histoire de leur pays». «Rien n’est mort».

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THÉÂTRE – Jean Moulin, Evangile : un plongeon passionnant dans l’Histoire et ses non-dits

Par Julie Cadilhac – Lagrandeparade.fr/ Que savons-nous de Jean Moulin, figure emblématique de la résistance, si ce ne sont quelques anecdotes que l’Histoire a voulu nous faire retenir ?

Dans « Jean Moulin, Evangile », Jean-Marie Besset retrace les trois années de résistance du préfet d’Eure-et-Loir, natif de Béziers, au moyen d’une écriture fine et riche de mots choisis et n’excluant pas l’humour. De son arrestation en juin 1940 suite à son refus d’accuser une troupe de tirailleurs sénégalais de l’Armée française d’avoir commis des atrocités envers des civils à La Taye, victimes en réalité de bombardements allemands, aux coups de poings qu’il reçoit et à son enfermement où il tente de se suicider en se tranchant la gorge avec un débris de verre ( et dont il gardera une cicatrice), de sa révocation par le régime de Vichy jusqu’à sa décision d’aller à Londres pour engager des pourparlers avec la France Libre et sa rencontre avec le Général de Gaulle le 25 octobre 1941; de sa nomination par ce dernier comme délégué civil et militaire pour la zone libre qui déclenche des jalousies à son unification des trois principaux mouvements de résistance; de sa couverture de marchand de tableaux à sa création du Conseil National de la Résistance…jusqu’à son arrestation le 21 juin 1943 par la Gestapo et sa mort dont les contours et les commanditaires restent douteux. On y croise Henri Frenay, qui gère les « résistants du midi » et deviendra chef du mouvement de Libération nationale, sa confidente israélite Antoinette Sachs, son fidèle Pascal Copeau, Pierre Brossolette avec lequel il entretient des relations complexes, sa soeur Laure ou encore Gorka, un jeune homme rencontré à Londres. Les figures du grand Charles de Gaulle et de l’effroyable Klaus Barbie s’invitent aussi et en quatre actes le spectateur découvre un héros, figure de proue du patriotisme français et dont la disparition s’auréole de flous historiques.

« Le sol national colle aux pieds du Général de Gaulle. »

Régis de Martin-Donos a conçu une mise en scène inventive, prenante et efficace. La scénographie est particulièrement pertinente et esthétique, reposant sur des ambiances feutrées, entre chien et loup et où l’inquiétude d’être pris enserre les coeurs et retient les souffles ; ballets ingénieux d’armoires qui se croisent, s’improvisent tantôt bureau du Général, tantôt lieux d’où l’on extirpe des documents secrets ou bien des souvenirs d’enfants, tantôt passages secrets….et l’on se laisse emporter dans le tourbillon de l’Histoire par le truchement de ces espaces sans cesse réinventés qui nous font voyager avec talent de la France à Londres, d’une chambre d’amants à une salle d’attente de médecin. Une esthétique choisissant volontairement de s’inscrire dans le réalisme avec des costumes d’époque, une représentation des allemands gueularde et agressive, des protagonistes investis et justes….avec un caractère cinématographique indéniable qui ajoute du romanesque à ce plongeon dans le passé de la seconde guerre mondiale. La distribution séduit également : Arnaud Denis incarne un Jean Moulin fort séduisant tant il réussit habilement à montrer tout à la fois les fragilités et la force de ce personnage; Stéphane Dausse est un excellent Charles de Gaulle, troublant de ressemblance physique et de présence charismatique ; Laurent Charpentier se métamorphose avec talent, de Gorka l’amant touchant au méfiant Henri Frenay; on retiendra de Michael Evans son rôle de Klaus Barbie, inquiétant à souhait ; Chloé Lambert est une Laure Moulin d’une retenue délicate ; Sophie Tellier, enfin, interprète avec une gracilité et une force louables le rôle d’Antoinette.

« Nous lèverons une armée dans les forêts de France. »

Alternance de scènes privées et de moments de la Grande Histoire, ce « Jean Moulin, Evangile » a choisi de rendre hommage au personnage historique en le hissant au statut de héros romantique.

Une pièce passionnante dans son propos (le dramaturge ayant fait un long travail de documentation et de recherches) et dans sa forme !

À découvrir avec intérêt et plaisir !

Jean Moulin, l’évangile
de Jean-Marie Besset
mise en scène : Régis De Martrin-Donos
Avec : Laurent Charpentier, Stéphane Dausse, Arnaud Denis, Michael Evans, Blandine Madec ,Chloé Lambert, Gonzague Van Bervesselès, Jean-Marie Besset, Sophie Tellier
David Belugou (Création costumes) , Alain Lagarde (Scénographie) , Pierre Peyronnet (Création lumières) , Emilie Tramier (Création son) , Patrice Vrain Perrault (Assistant(e) à la mise en scène).

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– Du jeu. 05/10/17 au dim. 22/10/17 à Paris – Théâtre 14 – Tel. +33 (0)1.45.45.49.77.

Disparition d’André Gervais


Je tiens à exprimer ma tristesse et ma consternation en apprenant la disparition de mon ami André Gervais, adjoint au maire de Dijon, vice-président de Dijon Métropole, conseiller départemental et membre de l’Association Claude Guyot.

Originaire d’Arnay-le-Duc, André était un homme simple, compétent, passionné, qui s’est dévoué corps et âme dans ses différentes responsabilités au service de l’intérêt général.

Depuis 2001, sans jamais faillir, André Gervais a assumé des fonctions importantes, très importantes pour la Ville de Dijon et l’ensemble de la métropole. Il était celui qui connaissait le mieux possible le réseau de transports urbains, le mieux reconnu en France. Il avait une histoire, un parcours formidable.

Au moment de son départ, j’ai en mémoire ces quelques mots de Jean Cocteau : « Le vrai tombeau des morts, c’est le coeur des vivants. »

Pour tous ceux qui connaissaient André Gervais, l’appréciaient, travaillaient à ses côtés ou simplement le croisaient sur son vélo dans les rues de Dijon, un moment de recueillement et de partage se tiendra, en présence de la famille :

Jeudi 13 juillet 2017 à 17h
Place de la Fontaine d’Ouche à Dijon

Les personnes présentes pourront également déposer leurs témoignages de sympathie et marques d’affection sur les registres de condoléances qui seront ouverts lors de cette cérémonie et qui sont déjà présents à la mairie centrale – passage du Logis du Roy et à la mairie annexe de Fontaine d’Ouche.

Les obsèques se dérouleront samedi 15 juillet 2017 à 9h au crématorium de Dijon dans l’intimité familiale et des proches.

En mon nom personnel et au nom de l’Association Claude Guyot, j’adresse à ses proches ainsi qu’au Maire de Dijon, François Rebsamen, mes condoléances attristées.

Adieu André, tu vas nous manquer !

 

Hadrien Lacoste

Président  de l’Association Claude Guyot

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André Gervais était présent à nos côtés lors de l’inauguration de l’allée Claude Guyot à Dijon le 17 octobre 2015.

 

Souscription – Réédition de « L’Arrestation des Tantes du Roi à Arnay-le-Duc »

Comme cela a été exposé lors de notre assemblée générale du 15 octobre 2016, notre association se lance actuellement dans un fastidieux travail de réédition des ouvrages de Claude Guyot. Il a donc été décidé de rééditer l’ouvrage intitulé « L’Arrestation des Tantes du Roi à Arnay-le-Duc » dont la dernière et unique édition, aujourd’hui épuisée, date de 1925.

Dans cet ouvrage, Claude Guyot évoque un épisode révolutionnaire, en décrivant une étape du périple qui mena les princesses Adelaïde et Victoire, ­tantes du roi Louis XVI, descendantes d’Henri IV, que l’on appelait “Mesdames”, du château de Bellevue à Meudon, à Rome puis enfin à Trieste, en passant par Arnay-le-Duc où elles furent en état d’arrestation en 1791 à l’Hôtel de la Poste, puis transférées au presbytère. Après leur séjour à Arnay-le-Duc, elles reprirent la route pour Rome. “Mesdames” moururent à Trieste, et leurs dépouilles furent ramenées en France où elles furent inhumées dans la basilique royale de Saint-Denis le 8 novembre 1814.

Comme vous pouvez l’imaginer, l’aboutissement d’un tel projet éditorial ne pourra voir le jour que grâce à la générosité des amis et des bienfaiteurs de l’Association Claude Guyot, mais aussi des passionnés d’Histoire.

Nous nous permettons de vous proposer de participer au financement de la réédition de cet ouvrage par le biais du bulletin de souscription que vous trouverez en pied de page de cet article.

Nous vous informons qu’à partir d’un don de 40€, un exemplaire de l’ouvrage vous sera remis.

La liste des donateurs sera mentionnée dans l’ouvrage dans une Tabula gratulatoria.

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